Guinée: la CENI désormais suivie
La commission électorale guinéenne pourrait-elle bien fonctionner désormais ? Elle a en tout cas derrière elle un tas de problèmes qui ont contribué et contribuent au retard du second tour. Il se pourrait qu’une solution vienne d’être trouvée à travers la création d’un comité de suivi.Même avec la création de ce comité, je reste sceptique quant à l’effectivité de la tenue du second tour le 24 octobre prochain. Cela parce que je pense qu’il manque de volonté politique. J’ai l’impression que les responsables de la transition se sont bien familiarisés avec elle au point de vouloir la faire durer. On y reviendra. Je vous dis quand même le rôle dudit comité.
Il s’agit, à travers ce comité, de combler les insuffisances de la CENI qui fait l’objet, depuis quelques temps de contradictions et de procès. Son nouveau président devait d’ailleurs s’expliquer, jeudi, devant la justice sur l’accusation de fraudes électorales et de rétention de PV. Plainte portée contre lui par le camp Cellou Dalein Diallo qui conteste également son élection à la tête de la CENI.
La mission donc de ce comité est de « suivre, évaluer et s’assurer de l’effectivité des tâches accomplies et de celles à accomplir », conformément aux 24 recommandations du comité ad hoc institutionnel. Il est dirigé par le représentant du médiateur de la crise guinéenne Blaise Compaoré.
En plus du représentant de Blaise Compaoré, l’organe est composé d’un représentant de la présidence de la République (observateur), d’un représentant du gouvernement, deux représentants du CNT, un représentant du conseil économique et social , un représentant des forces de défense et de sécurité, un représentant du Groupe de contact international sur la Guinée, deux représentants des confessions religieuses et un représentant de chacun des deux candidats retenus pour le 2ème tour de l’élection présidentielle.
Le décret de création précise, cependant, que « ce comité de suivi et évaluation n’exerce nullement les attributions de la CENI, seule compétente pour l’organisation des élections en Guinée »
Décidément que de problème. Il fallait en réglé un autre. Un second décret a également nommé deux personnes membres de la CENI. Il s’agit de Monseigneur Albert Gomez, évêque de l’église anglicane de Guinée en remplacement de feu Ben Sékou Sylla (décédé) et de Me Amadou Salifou Kébé, avocat inscrit au barreau de guinée en remplacement de Me Abbas Bangoura (démissionnaire). La décision fait suite à une réunion de concertation des institutions républicaine pour résoudre la crise qui secoue la CENI depuis l’élection contestée de Louncény Camara à la tête de la CENI