• Moi
Nondigalaxie
Article : On n’est pas coupé du monde à Toubacouta !
TIC
1
22 octobre 2010

On n’est pas coupé du monde à Toubacouta !

Fracture numérique, out !

Un groupe d’étudiants du CESTI séjourné à Toubacatou, une communauté rurale à plus d’une centaine de kilomètre de Dakar. Contrairement à ce que nous avons pensé, nous avons été surpris de trouver la connexion internet sur les lieux.

Il est 15 heures passé lorsque la 39ème promotion du Centre d’Etudes des Sciences et Techniques de l’Information (CESTI) de Dakar débarque à Toubacouta après près de 4 heures de voiture. Au départ, chacun doutait sur la possibilité d’avoir de l’internet dans une zone rurale. Grande à été notre surprise lorsque, dans les chambres de l’auberge où nous logeons, nous avons constaté l’existence d’un réseau sans fil. L’information est passée de chambre à chambre comme l’éclair : en quelque seconde, tous ceux qui ont apporté leur machine étaient connectés sur Facebook ou Yahoo. Des discutions instantanées sont lancées pour dire que « nous sommes gâtés ». C’est vrai que nous sommes gâtés surtout si nous pensons à l’idée même de la sortie : « séjour rural ». Nous étions censés être dans des conditions rurales quant à au logement et le reste. Mais avec un peu de chance, nous nous sommes retrouvés dans une auberge. Quand je dis que nous ne sommes pas coupés du monde c’est parce qu’il y a, en plus de la connexion de l’auberge, en termes de moyens de communication et d’accès aux TIC, un Centre Multimédia Communautaire situé à Soucouta, qui regroupe un cyber et une radio communautaire (Radio Niombato). Le programme de création de CMC vient d’une initiative de l’UNESCO associé au gouvernement sénégalais et à la coopération suisse.

Les cybers Centre Dieng et Time Center font également partie de l’offre d’accès à Internet. Pas de souci donc pour ce qui est de l’accès à internet. Les boites mails et profils des réseaux sociaux et même les blogs ne vont surement pas chômer. C’est pour dire au finish que la fracture numérique devient petit à petit un vieu souvenir.

Lire la suite
11. oct.
2010
Politique
0

Guinée: la CENI désormais suivie

La commission électorale guinéenne pourrait-elle bien fonctionner désormais ? Elle a en tout cas derrière elle un tas de problèmes qui ont contribué et contribuent au retard du second tour. Il se pourrait qu’une solution vienne d’être trouvée à travers la création d’un comité de suivi.Même avec la création de ce comité, je reste sceptique quant à l’effectivité de la tenue du second tour le 24 octobre prochain. Cela parce que je pense qu’il manque de volonté politique. J’ai l’impression que les responsables de la transition se sont bien familiarisés avec elle au point de vouloir la faire durer. On y reviendra. Je vous dis quand même le rôle dudit comité.

Il s’agit, à travers ce comité, de combler les insuffisances de la  CENI qui fait l’objet, depuis quelques temps de contradictions et de procès. Son nouveau président devait d’ailleurs s’expliquer, jeudi, devant la justice sur l’accusation de fraudes électorales et de rétention de PV. Plainte portée contre lui par le camp Cellou Dalein Diallo qui conteste également son élection à la tête de la CENI.

La mission donc  de ce comité est de « suivre, évaluer et s’assurer de l’effectivité des tâches accomplies et de celles à accomplir », conformément aux 24 recommandations du comité ad hoc institutionnel. Il est dirigé par le représentant du médiateur de la crise guinéenne Blaise Compaoré.

En plus du représentant de Blaise Compaoré,  l’organe est composé d’un représentant de la présidence de la République (observateur), d’un représentant du gouvernement, deux représentants du CNT, un représentant du conseil économique et social , un représentant des forces de défense et de sécurité, un représentant du Groupe de contact international sur la Guinée, deux représentants des confessions religieuses et un représentant de chacun des deux candidats retenus pour le 2ème tour de l’élection présidentielle.

Le décret de création précise, cependant,  que « ce comité de suivi et évaluation n’exerce nullement les attributions de la CENI, seule compétente pour l’organisation des élections en Guinée »

Décidément que de problème. Il fallait en réglé un autre. Un second décret a également nommé deux personnes membres de la CENI. Il s’agit de Monseigneur Albert Gomez, évêque de l’église anglicane de Guinée en remplacement de feu  Ben Sékou Sylla (décédé) et de Me Amadou Salifou Kébé, avocat inscrit au barreau de guinée en remplacement de Me Abbas Bangoura (démissionnaire). La décision fait suite à une réunion de concertation des institutions républicaine pour résoudre la crise qui secoue la CENI depuis l’élection contestée de Louncény Camara à la tête de la CENI

 

Lire la suite
09. oct.
2010
Société
1

Le jackpot dans les viseurs

A défaut de sa mère, dit-on, on se contente de sa grand-mère. Il y en a qui ont compris ce dicton à Conakry. A défaut du travail, nombreux sont les jeunes qui n’ont d’autres choix que de tenter l’aventure d’un trésor hasardeux.

Le chômage prend des proportions inquiétantes à Conakry. Des jeunes diplômés et autres sans emploi ont pour occupation principale les jeux de hasard. Il suffit de faire un tour de la banlieue au centre-ville, sur l’autoroute, pour constater combien ces phénomènes prennent de l’ampleur dans ce pays. A chaque coin de rue, des guichets de loterie. Ces guichets désemplissent rarement : tôt le matin, ces lieux sont pris d’assaut par des dizaines de jeunes à la recherche du gain facile. Pour cause, disent-ils, pas d’emploi. Au grand marché de Conakry, Madina, nous avons constaté un attroupement de jeunes devant un guichet de loterie, parmi eux, un diplômé en sociologie des relations internationales de l’Université de Kankan (à 800 km de la capitale) achète des tickets. Amadou Barry nous explique qu’à défaut de mieux il est obligé de tenter sa chance à la loterie pour subvenir à ces besoins : « Depuis que j’ai fini mes études je n’ai pas eu du travail, ce qui me pousse à jouer à la loterie même si c’est interdit par ma religion (il est musulman). Cela parce qu’au moins je gagne quelque chose des fois, tout dépend de la chance qu’on a par jour mais c’est contre ma volonté que je le fais et le chômage y est pour quelque chose».

La question qu’on se pose est de savoir si ces jeunes font des efforts pour trouver un emploi. La réponse est qu’on ne peut pas avoir du travail sans une bonne relation. C’est en tout cas l’avis de beaucoup d’entre eux que nous avons rencontrés. Amadou Barry en sait quelque chose : « J’ai déposé mes dossiers un peu partout mais à Conakry si tu n’as une bonne relation tu ne peux pas avoir un emploi même si tu es bien qualifié. J’ai beaucoup d’amis de ma promotion qui chôment comme moi, je ne connais qu’un seul qui a pu avoir un travail dans une société privée »

Des millions pour intégrer la fonction publique

Ces propos de Amadou Barry ne sont pas fortuits. Nous avons, en effet, rencontré un agent, Badara Ali Fofana, de la direction nationale de l’emploi et de la réglementation du travail au ministère de la fonction publique qui nous a expliqué que le chômage massif des jeunes s’explique par le fait que l’Etat ne crée pas les conditions pour l’insertion des jeunes et que les ainés refusent de céder la place alors que nombre parmi eux ont dépassé l’âge de la retraite : « ils changent chaque fois des documents à l’approche de l’âge de la retraite pour se maintenir à leur place, ce qui fait qu’il n’y a pas de chance pour les jeunes de prendre le relais » C’est donc la même génération qui travail depuis des années. M. Fofana confirme les propos des jeunes qui disent qu’il n’y a pas d’emploi sans une bonne relation et il ajoute d’ailleurs que « c’est moyennant des millions pour intégrer la fonction publique » (entre 3 à 5 millions de francs guinéens, environ 500 à 1000 euros, selon les négations) alors que, dit-il, cela se fait normalement par voie de concours. Malheureusement, il n’y a eu qu’un seul concours depuis 1984 nous dit notre interlocuteur avant d’ajouter que les gens ont toujours été recrutés sur recommandation.

Lire la suite
«
  • 1
  • …
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
Nondi, rien que ça

Auteur·e

L'auteur: Soumah

Populaires

Le FSM c’est aussi des inventions
9 février 2011
Métiers de la rue à Dakar : chez les « fast cleaners » de Fass
17 février 2011
Billard: un jeu peu connu au Sénégal
25 octobre 2010
Le Sénégal et ses « Bouazizi »
28 février 2011
Souvenir d’une Afrique unie
11 décembre 2010
Nondigalaxie © 2026
-
BLOG DU RÉSEAU MONDOBLOG
Mentions légales Centre de préférences
1