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Nondigalaxie
04. févr.
2011
TIC
2

Facebookmania

Les réseaux sociaux gagnent de plus en plus des adeptes. Il est nécessaire donc qu’on se demande ce qu’ils représentent pour toutes ses personnes qui ont désormais du mal à s’en passer. Quoi de plus normal que de laisser les acteurs, eux-mêmes, parler. Une question à plusieurs utilisateurs de facebook : qu’est-ce que ce réseau représente pour vous ? Et les réponses sont fidèlement données ici comme je les ai reçues. A la fin, il y a des avantages et inconvénients livrés par un expert du domaine que j’ai également interrogé.

Socé Ndiaye 31 janvier, 21:37

pas grand chose. juste un espace de détente.

Elhadj Mamadou Thiam 1 février 2011, 16:11

Facebook est pour moi une fenetre sur le monde. C’est un reseau d’echange tres attractfi qui nous permet de tisser des liens en dehors meme de nos bases. Malgré l mank de confidentialité kon lui colle, il reste un des echappatoir privilégiés des millions d’internautes a travers le monde.

Safi Doumbia 1 février, 09:26

c’est juste un coin de retrouvailles des amies de primaire. et rien de plus

Fidèle Guindou 1 février, 13:21

Facebook pour moi est juste une vitrine de passe temps avec les amis que ne voit pas tos les jours…un outil qui permet aussi dde partager des liens d’infos et et de debats sur divers sujets.

Alexlette Lette 1 février, 13:25

un veritable moyen de promotion de mes articles et de mes coup de gueules. facebook c’est une rue publik ou on donne notre info

Alain Fila 1 février, 13:51

slt, oui ben pour moi facebook m’a dejà permis à retrouver certains amis de très longues dates, amis que je n’ai pas vu depuis 10, 15, 20 ans… et aussi d’avoir de leur nouvelles sans pour autant me déplacer… Et au delà, facebook est devenu pour le monde des médias, la politique, la sécurité internationale (interpole, le terrorisme…), bref sur le plan social, le cercle de rassemblement, de mobilisation et de partage, car, à l’instar de ce qui s’est passé en Tunisie, actuellement en Egypte, je pense que facebook participe au changement du monde actuel, notamment sur le plan social, politique et même sécuritaire….

Fabintou Diagne Guéye 1 février, 13:11

jutiliz facebook pr me conecté trouvé dé ami é discuté c pr ocupé mon tem

Barry Mamadou Dian 1 février, 11:43

pour facebook est un important réseau social. c est grace a fcbk ke j ai retrouver quasiment tous mes amis d enfance. j ai intégrer des groupe de discusion dans le quels je partage mes avis avec des personnes se trouvant dans les 4 coins du monde. je trouve ke c est un outil extraordinaire, un outil de divertissement,de chat et sutout de la liberté d’expression et de promotion de la démocratie. Un cauchamar pour les régimes dictatoriaux.j ‘adore ce site parce que dans fbk je peut partager joie et peine avec le monde entier.

Ndeye Khady Badji 1 février, 11:36

pour moi facebook est un lieu de rencontre. jarive plus a communiquer avec des amis ici kau telephone ou en rendez vous. egalement ce site ma vrémen permi de retrouver des connaissances: anciennes camarades de classes, mes parents parfois. g également fé une remarque c’est que je me suis raprochée de beaucoup de personnes avec ki je ne comunique que sur face. et pourtant on se voit rarement!!!!

Marie Henrie Sarr 1 février, 20:00

beaucoup de chose un passe temps, qui maide à conaitre certaines nouvels, à retrouver mes amis de longue date, de me rapprocher de mes proches! sans sui bien avec lui raison pour la quelle quand je reste une journée facebooké ça me fai mal! parck je rate des nouvel! mais mm si tu reste lontemp sans conzszulter tu retrouve tjrs ce qui cest passé cest cool!

Ibrahima Kandé 4 février, 16:34

mn frèr, face é 1 lieu d’échange, d partage entr ds homm d diverses contrée, c ojord’hui 1 élémen incourtabl ds l brassage ds peuples, c un lieu d retrouvaill, d dialogue, d jeu.

Ce dernier est un expert (Docteur en Sciences de l’information et de la communication) qui donne son avis sur le phénomène. Des avantages et inconvénients.

Mamadou Ndiaye 2 février, 09:34

facebook est un phénomène extraordinaire. Chaque année, le nombre d’utilisateurs augmente. il a aujourd’hui dépassé google de loin. Je pense qu’ils ont plus de 500 millions d’utilisateurs aujourd’hui. Toutes les classes d’âge s’y retrouvent.

 

Les avantages :

-en tant réseau social, il nous permet dêtre membre d’un groupe de personnes avec lesquelles nous partageons les mêmes intérêts ou la même activité professionnelle.
-de nous informer en temps réél sur l’actualité (vacances, position géographique, événements heureux ou malheureux etc.) de nos amis.
-facebook permet de retrouver de vieux amis et de discuter avec eux de manière instantanée
-fb est également une plateforme de partage caractéristique du web 2.0.On peut y partager des informations, des photos, des vidéos ou des fichiers informatiques.
-pour les entreprises et hommes politiques, fb est un excellent support de communication qui octroie trés rapidement la notoriété

 

Les inconvénients :

-voyeureurisme, les gens fourrent leur nez dans la vie privée de leurs amis
-de l’autre côté, les gens qui aiment se montrer inondent facebook de photos ou d’informations personnelles
-avec facebook, nous devenons vulnérable. notre vie privée devient de moins en moins protégée.des employeurs se connectent souvent sur fb pour savoir ce que font leurs salariés pendant et après leurs heures de travail; on a reçu des informations qui faisait état du licenciement de salariés qui critiquaient leur patron sur fb.
-nos données personnelles ne sont pas protégées. Fb peut commercialiser nos données.des entreprises ou les services de renseignement peuvent ainsi les utiliser à des fins de prospection ou d’espionnage. voilà le texte qu’une amie m’a envoyé via fb
« Pour désactiver la nouvelle option de personnalisation instantanée qui autorise FB à partager nos données personnelles avec des sites extérieurs: compte>param de confid>apli et sites web>personn instantanée =>désactiver. Si ils ne la désactive pas vos amis partagent des informations personnelles sur vous!! « 

 

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02. févr.
2011
Politique
2

Lettre ouverte d’un guinéen à son président

 

Photo de son profil facebook

Grâce à Facebook

Qu’est ce qu’on doit dire des réseaux sociaux ? Je ne suis pas allé loin pour trouver la réponse. Elle est venue à moi. Vous comprendrez tout simplement que les réseaux sociaux sont un excellent moyen de rapprochement des gens : ce compatriote guinéen qui vit aux USA m’a connu grâce à Facebook et m’a fait part de cette lettre ouverte qu’il adresse au président Alpha Condé. Lettre que j’ai trouvée très intéressante et accepté de la publier ici. Lisez.  

Je me permets de ne pas commencer cette lettre par les traditionnelles formules  « d’honneur et de grand plaisir » aux quelles nous sommes habitués, ce pour vous dépayser de la MAMAYA que l’on veut déjà vous imposer. Cependant ceci ne veut en aucun cas dire que je ne suis pas honoré d’être lu par le premier magistrat de ma patrie, au contraire c’en est une fierté pour ma modeste personne. En tant que guinéen, et patriote, j’ai décidé d’apporter ma contribution pour la première fois a l’édification de mon pays, la raison est simple : je suppose tout simplement que, maintenant que nous avons un président intellectuel, que cette fois ci je serais au moins lu, compris, peut être pas écoute, mais qu’importe. L’essentiel c’est de passer le message.

Monsieur le président, vous nous avez promis le changement, nous vous croyons et nous l’attendons avec impatience. Certes, les premiers actes que vous avez posés depuis le jour de votre prise de service ne rassurent pas trop pour des raisons qui nous sont évidentes, entres autres avec la formation d’un gouvernement qui ne manque pas de ministères doubles et de ministres douteux ; ce qui en fait l’un des gouvernements les plus larges au monde, par rapport a sa population. Pour des raisons (politiques, ethniques, sociales) qui vous sont propres et que je respecte, vous avez décidé ainsi.   Cependant, je crois que le peuple guinéen à décidé de vous juger par les actes et non plus par les paroles. Alors, on vous fait confiance et attend le bilan de votre premier mandant. Mais…

Monsieur le président, vous êtes seul contre tous, seul contre les anciens, seul contre le système, seul contre vos anciens ennemis, et surtout seul face au peuple. Comme le disait Giovanni Papini « les amis ne sont rien d’autre que les ennemis avec lesquels nous avons conclu un armistice, qui n’est pas toujours honnêtement observé », Partant de cette pensée, je suppose que la malhonnêteté reste du coté de vos ennemis car je crois ne pas tromper en affirmant que vos intentions sont nobles, mais elles peuvent être ternies par votre entourage qui n’a d’objectif que de profiter du « nouveau venu ». Alors vigilance, les vautours sont aux alentours de SEKHOUTOUREYA.

Monsieur le président, je ne vous donne aucune nouvelle information en vous disant que les temps ont changé, les consciences sont éveillées, le peuple est à l’affût et son désespoir peut avoir de graves conséquences. Nous ne voulons pas de Révolution du Jasmin, nous ne voulons pas du blocage ivoirien, qui sont tous des conséquences des agissements de personnes mal intentionnées ,  égoïstes et surtout prêtes à sacrifier tout un pays pour atteindre leurs objectifs obscènes d’assouvissement de sales besognes et d’enrichissement personnel car étant leurs seuls moyens possibles de « réussir ». Le problème est qu’en fin de compte, le président est tenu seul responsable, peu importe qui sont les vrais coupables. J’espère, Monsieur le président, que vos 4 décennies de combat politique ajouté à votre solide formation universitaire vous donneront les moyens de prévenir tout  type de médiocrité, de favoritisme, de népotisme, de non professionnalisme qui ont tant ruiné ce pays, qui ont tant affaibli la patrie.

Monsieur le président, le tissu social guinéen est a son plus bas, la confiance n’existe plus entre les populations, l’état n’as plus d’autorité et l’économie est à l’agonie. Vous avez assez à  faire pour nous sortir de ce tunnel et enfin redonner le gout de la vie au peuple qui vous a élu. Cela ne saurait ce faire sans des cadres expérimentés, patriotes, propres et solidement formés. Mais hélas, votre équipe inspire peu et apporte peu de réconfort  à cette population, tant la tache est lourde, et les responsabilités énormes. Ne dit on pas qu’on ne peut pas faire du neuf avec du vieux. Par ailleurs, je comprends que vous voulez être reconnaissant en récompensant tous vos alliés politiques. Mais a vrai dire parmi ces alliés, le quel a un projet de société fiable, des idées de développement ou des propositions concrètes allant dans le sens du développement du pays et de l’amélioration des conditions de vie des guinéens, jusqu’ici aucun, du moins c’est ce qui ressort des discours de passation de services qui ont occupé l’arène politique tout ce début d’année 2011. A y voir claire, aucun ministre entrant n’a étalé de grandes lignes de travail innovatrices, de grandes idées, mais au contraire nous avons encore entendu et entendu ces discours préparés et récités à l’avance dans le quel on ne cesse de louer vos mérites, et quels mérites, à ce que je sache c’est la première fois que vous êtes président et nous ne savons pas encore de quoi vous êtes capable ou pas. Alors ces discours de passation de service ont été en quelque sorte les premiers tests des membres de votre gouvernement, et c’est raté. A en juger, le peuple guinéen est peu convaincu car ces nouveau venus se  sentent plus à l’aise à évoquer de « petites choses ordinaires » au lieu de nous sortir des idées d’innovations. A cet effet, François Duc De La Rochefoucauld affirmait que  « Ceux qui s’appliquent trop aux petites choses deviennent ordinairement incapables des grandes ». Espérons que ca ne soit pas le cas de notre nouveau gouvernement.

Monsieur le président, vous êtes l’ultime espoir d’un peuple opprimé depuis un demi-siècle, d’une patrie sacrifiée depuis la nuit des temps. Il est temps que la joie de vivre aménage en guinée, temps que les petites vengeances et les conflits d’intérêt cessent, temps que les plus faibles arrêtent de subir la loi des plus forts, temps que l’on laisse les personnes travailler pour l’intérêt supérieure de la nation , temps que la corruption soit enterrée, temps que le favoritisme soit une pratique préhistorique, et enfin , il est temps que la transparence , la liberté  et la démocratie soient plus que des mots , mais une façon de vivre en guinée.

Monsieur le président, je finirai cette lettre en vous rappelant qu’il est temps de récompenser votre plus puissant allié politique, sans le quel vous seriez toujours un opposant, l’allié qui à braver le soleil, la pluie, la répression, la prison, la mort pour  imposer un Etat de droit… La population guinéenne.

Que Dieu bénisse la Guinée et les guinéens, qu’il vous évite les erreurs commises par vos prédécesseurs.

Bon vent Professeur.

Auteur : Fodé Ibrahima Camara, Indianapolis, USA 

Email : ficamara@iupui.edu 

 

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27. janv.
2011
Politique
7

Quand le président Wade oublie qu’on n’est plus en 2010

Me Wade, mercredi 26 janvier 2011 au palais

[AUDIO] Le président du Sénégal, Me Abdoulaye Wade a oublié qu’on est en 2011. Il a, en effet, reçu la presse pour les vœux de nouvel an de cette dernière. J’y étais et lors de la réponse du président, après les vœux de la presse et le discours du ministre de la communication, il a dit quelque chose qui  n’est pas passé inaperçu et qu’il n’a pas rectifié jusqu’à la fin. Ecoutez le son.

[audio:/files/2011/01/Wade-2010.mp3|titles=Wade 2010]

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25. janv.
2011
Non classé
0

Le magal et l’œil d’un blogueur

La grande mosquée de Touba

Pour ceux qui ne le savent pas, le magal est une fête religieuse d’une des nombreuses confréries musulmanes du Sénégal, les mourides, qui se tient chaque année à Touba, le fief de ladite confrérie. Et bien j’y suis allé cette année, pour la première fois depuis que je suis dans ce pays. Je vous raconte les trucs et trucs que j’ai vus lors de cette rencontre qui a réuni presque la moitié des habitants de chacune des  villes sénégalaises et d’autres africains en un seul lieu.

Ne vous attendez surtout pas à des révélations sur le mouridisme car je suis encore jeune pour sortir de chez moi les pieds devant. Cette confrérie est la plus importante du Sénégal et compte plus de fanatiques que n’importe quelle autre. Donc parler d’elle requiert beaucoup de prudence. Je vais tout de même essayer en espérant que mon article ne portera atteinte à personne.

Avant le départ

Avant de quitter Dakar, samedi dernier, dans une discussion entre amis j’apprends quelque chose qui  me fait mal. En fait, en début de journée du vendredi, pas d’eau ni d’électricité. Je n’avais même pas eu la chance de prendre une douche et un ami dit dans la discussion que l’eau et l’électricité sont réservées pour Touba pendants le magal. Intéressant alors ce magal si l’on doit priver une bonne partie de la population  d’eau et d’électricité pour l’évènement. 

Mini Mecque au Sénégal

Queue pour voir le mausolée d'un marabout

Je ne voudrais pas vous parler de mon voyage parce qu’il a été tellement pénible que j’en souffre encore. En temps normal il faut 4 heures de route pour aller à Touba mais on en a mis 9. Cela parce que le retard est inné à l’africain. Le chauffeur qui devait nous transporter n’est venu nous chercher qu’à midi alors qu’il était prévu de bouger à 5 heures du mat. Je vous épargne tout le reste du mal qu’on a enduré en cours de route.

Arrivée à Touba je remarque une chose : toutes les femmes et jeunes filles sont habillées de façon décente : pas de jeans, pas de jupe encore moins de mini jupe… comme si cette partie du pays ne subissait pas l’influence des médias occidentaux qui ont fini par travestir nos jeunes filles. Il est, en effet, interdit de porter toutes ces choses mais on a oublié les cheveux artificiels que les femmes de Touba mettent toujours bien que la cité soit sous règles religieuses. Pourtant la religion les interdit aussi. Bon, on dirait que les hommes de Touba tiennent à la beauté des femmes parce qu’on croit en Afrique qu’il faut avoir des cheveux long pour être belle. Conneries n’est-ce pas ?

La ville est dirigée par la famille du fondateur du mouridisme, Cheikh Ahmadou Bamba. J’ai eu l’occasion de rencontrer l’un des petits fils. Je dois dire que ces gens sont vénérés ici. Je m’en suis rendu compte lorsque quelques adeptes sont venus lui rendre visite alors qu’on était présent. Je ne vais pas raconter la scène pour ne pas m’attirer des foudres mais imaginez quelqu’un qui rencontre son « dieu ».

Quelle injustice !

Des chaussettes remplacent les chaussures

Dès l’entrée de la cour de la grande mosquée il y a des jeunes qui sont là juste pour demander à tous ceux qui viennent d’enlever leurs chaussures. La règle est tellement stricte que d’autres ont préféré porter que des chaussettes pour leur courses dans la ville ; ainsi il n’y a pas de chaussures à enlever à chaque fois qu’il le faut. Ils ont pris le raccourci. Ce que j’appelle injustice c’est le fait qu’un homme ait enfreint cette loi sans que personne n’en parle. Il parait qu’il serait l’un des nombreux marabouts de la cité. En tout cas c’était visible : il était accompagné d’une délégation qui donnait l’impression de le protéger. Je n’ai rien contre lui mais je crois que les lois sont faites pour tout le monde : nul n’est au dessus de la loi.

Le carnage

Petit aperçu du bétail

Lors du magal je crois qu’on a versé plus de sang que pendant le génocide rwandais de 1994. En fait les animaux sont ceux qui souffrent le plus de cette fête. Des dizaines de milliers d’animaux de toute sorte ont été abattus : bœufs, moutons, chèvres, coqs, pigeons, chameaux et j’en passe. Le mangé est donc le bien le mieux partager. Il y a des gens qui n’y vont d’ailleurs que pour manger et ils diront à leur retour (quand on leur demande comment s’est passé le magal ?) on a mangé comme pas possible. Le côté religieux, ce n’est pas leur problème.

Il y en a aussi ceux qui y vont pour voler. En sortant le matin de la maison où on a été hébergé on nous a demandé de laisser toutes nos affaires à la maison au risque de nous faire déplumer. Nous l’avons fait mais sans nous débarrasser de nos téléphones qui nous est chers. Après tout il ne fallait pas qu’on soit définitivement coupé du monde. Nous n’avons pas échappé au vol : en revenant chez nous quelqu’un a piqué le portefeuille d’un de nos amis. Sacré magal !      

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21. janv.
2011
Société
4

La colonisation n’a pas quitté Saint Louis du Sénégal

Lorsque j’ai débarqué pour la première fois dans cette ville c’est la première chose qui a attiré mon attention : des bâtiments qui datent de l’époque coloniale ou qui ont gardé leur plan de l’époque coloniale. Reportage photo.

Hier

Aujourd’hui

 Juste une rénovation mais le même plan est conservé.

Voici d’autres qui datent de l’époque coloniale et qui n’ont surement pas subi de rénovation.

Au finish, il faut dire que la ville a su gardé son visage de l’époque coloniale : presque toutes les maisons sont construites avec ce genre de plan qui rappelle cette époque douloureuse de l’histoire africaine. Bon ou mauvais ? Je ne sais pas trop mais après tout je crois que c’est une belle ville.

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17. janv.
2011
Société
0

Un tour en banlieue dakaroise: no comment

 

Une habitation en banlieue

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10. janv.
2011
Société
8

Ce que je déteste de Dakar

Voilà bientôt trois ans que je vis à Dakar et franchement il y a certaines choses qui me mettent hors de moi. Parmi ces choses, j’ai déjà parlé de quelques unes dans mes précédents articles : les cars rapides, les talibés, les mendiants et les mendiants clandestins. Mais la liste reste longue. Cette fois je vais parler de quelque chose qui, certainement, dérange tout le monde.  

Dakar, une belle ville, certes. En tout cas comparé à mon bled natal (Conakry) il n’y a pas photo. La corniche de Karim Wade par exemple, même si elle a valu une sacrée fortune (on parle de plus de 400 milliards de FCFA), elle reste un lieu fort apprécié des touristes : une vue sur mer que des constructions tendent à cacher tellement il y a un acharnement sur le domaine maritime, des hôtels de luxe (Le Térubi, pour ceux qui écoutent RFI ; sa publicité y passe, et Le Radisson pour ne citer que ceux-là), des cocotiers, des plages, le parcours sportif, les quartiers huppés qui la longent. Bref plein de choses qui font aimer la corniche. Mais attention ! N’allez surtout pas raconter que j’ai dit que les sénégalais aiment la corniche, je parle plutôt des étrangers. Pour les sénégalais lambdas c’est tout autre chose parce qu’ils croient que la priorité est ailleurs. Ils citent souvent le manque de routes à l’intérieur du pays et voient la corniche comme une route faite pour Wade et ses semblables, donc un gâchis.

Chez moi (Conakry), il n’y a qu’une misérable corniche qui fait à peine deux voies et qui date de l’époque post coloniale. Une corniche sur laquelle on voie à peine la mer, pas d’hôtel de luxe à part la fameuse Résidence 2000. Il ne s’agit donc pas de dire, dans cet article, ce qui me plait de Dakar encore moins ce qui ne va pas à Conakry mais de parler de ce que je déteste de Dakar. Je viens de m’en rappeler.

Les chevaux

Au-delà de tout ce que j’ai cité de bien et qu’on peut citer de bien, il y a les chevaux. Oui les chevaux font chier. Je sais que cela étonne mais c’est une réalité à Dakar. Si en occident ou même chez moi à Conakry le cheval est un animal de prestige, il en est tout autre dans la capitale du pays de la téranga. Ici ces animaux sont de vrais pollueurs de l’atmosphère. Ils sont en fait utiliser pour tirer des charrettes et donc pour le transport de tout ce est qui bagage lourd. Ce qui fait que les chevaux n’ont aucun moment de répit dans la journée sans compter les nombreux coups de fouet qu’ils reçoivent quand ils semblent donner un signe de fatigue. Il y a d’ailleurs un propriétaire que j’ai entendu une fois dire : « cheval la si ti na pas frappé il na pas parti. Cheval la est trop têti » j’espère que vous avez compris les propos. Ils n’ont même pas  le temps pour se mettre à l’aise ; ils font leur besoin partout dans les rues de Dakar et souvent ce sont des gros tas d’excréments qui puent à te couper le souffle ou à te donner la nausée. Ces odeurs sont donc devenues l’un des décors de la ville de Dakar. Je n’ai rien contre les chevaux ; ils n’y sont pour rien, c’est parce qu’ils ont été éduqués de cette façon. En réalité, ce ne sont pas les chevaux que je déteste mais toutes les personnes qui leur infligent ce genre de traitement.  Parce qu’après tout je reste convaincu que cela n’est qu’une réalité exclusive de Dakar, je sais que les chevaux de chez moi ne chient pas dans les rues encore moins les chevaux des pays occidentaux.

   

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03. janv.
2011
Société
10

L’autre façon de mendier

Et s’il y avait une coupe du monde de mendicité ! Sur quel pays alliez-vous miser ? Vous pensez au pays sur qui miser je suppose. Je vous laisse tout le temps parce que je sais qu’au finish il ne sera pas un concurrent sérieux à mon candidat. Moi, je miserai, sans hésiter une seule seconde, sur le pays de la téranga : le Sénégal. Et je suis sûr de ne jamais perdre ma mise.

Le pays est très célèbre pour le sens élevé de l’hospitalité de ces habitants. Ce que j’aime bien d’ailleurs. Ils sont prêts à partager leur repas avec le premier inconnu qui débarque. Cette hospitalité n’est pas l’objet de ce post mais je crois qu’elle pourrait expliquer en partie le nombre élevé de mendiants au Sénégal.

Il y a certes un nombre très élevé de mendiants et  ce sont des gens qui se reconnaissent comme tels. Je veux dire qu’il y a des « officiels » à côté desquels d’autres personnes exercent dans la clandestinité. Ceux-là, je ne les aime pas. Je ne parle pas des mendiants « officiels » mais ceux qui exercent, à Dakar, cette « profession » dans la clandestinité, ceux qui refusent de s’identifier comme mendiant, ceux qui refusent de se reconnaitre comme tels. Et ils sont très nombreux ces mendiants clandestins.

Leurs méthodes

Si vous débarquez à Dakar pour la première fois ne soyez pas abusé comme je l’ai été. En fait les mendiants clandestins sont souvent ces personnes bien propres, bien habillées, que vous n’oserez jamais associer à des mendiants. Ils vous abordent dans la rue pour vous demander une pièce de 100  ou 200 F CFA avec comme prétexte : « j’étais passé voir un ami (ou un parent) que je n’ai pas trouvé sur place alors que je n’ai plus les frais de transport pour retourner chez moi. Aidez-moi s’il vous plait pour que je puisse rentrer » ou encore « je suis sorti de chez moi sans faire attention à mon porte-monnaie maintenant je n’ai plus de quoi rentrer chez moi. Aidez-moi s’il vous plait ». Ils ont beaucoup de prétextes de ce genre. Donnez leur de l’argent et faites semblant de partir. Revenez quelques secondes après et vous retrouverez la même personne à la même place en train de dire la même chose à une autre personne. Revenez le lendemain ou un autre jour et vous retrouverez la même personne au même endroit ou ailleurs qui vous demande la même chose oubliant qu’il vous a déjà rencontré.

Il y en a qui vous parle même en anglais. C’est le cas de ce type qui m’a rencontré à l’Université : « do you speak English ? » me demande t-il. Je réponds « Yes, i do » alors il commence : « I’m from Guediawaye (un quartier de la banlieue). I came to see a friend at the University but I didn’t see him and now I’ve lost my wallet. Could you help me please?”

Quand je venais d’arrivez à Dakar, je n’avais rien compris à ce jeu jusqu’au jour où j’ai reconnu deux d’entre eux qui m’avaient déjà abordé dans tel ou tel lieu de Dakar et qui ont récidivé. Je n’ai rien contre le fait qu’ils mendient mais au moins qu’ils s’identifient comme tous les autres mendiants qui le font dans la légalité. Qu’ils arrêtent ce déguisement, cette hypocrisie qui pourrait coûter cher à des personnes sérieuses qui pourraient réellement se retrouver dans une telle situation qu’ils prennent pour prétexte. En tout cas, moi je ne donne plus de pièce à quelqu’un qui m’aborde de cette façon dans la rue. Je ne sais pas si j’ai raison ou pas mais je crois que ceux qui m’ont trompé une fois en sont responsables.

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30. déc.
2010
Culture
2

FESMAN, le gouffre à milliards

Le Festival Mondial (ou milliards) des Arts Nègres prend fin le 31 décembre. Avant les organisateurs, je vais prendre le plaisir de tirer le bilan pas trop glorieux d’un évènement qui a fait couler beaucoup de salives, d’encre et de milliards de F CFA pendant le mois de décembre.

48 milliards !

C’est la principale chose à retenir de ce festival. C’est vrai qu’il y a eu beaucoup d’activités culturelles et autres mais 48 milliards de F CFA ne passent jamais inaperçus. Lorsque j’ai vu pour la première fois, dans un journal de la place, la somme allouée à ce festival j’ai simplement dit que c’était de la folie. Oui c’est de la folie de dépenser une telle somme sur un festival dans un pays où il y a beaucoup de questions de société à régler. Je n’irai pas loin pour sortir un exemple. Je vais parler des étudiants qui font la grève chaque fin de mois pour percevoir les bourses sans parler des conditions dans lesquelles ils vivent au campus où des chambres de 2 personnes prennent jusqu’à 10 étudiants, où des étudiants suivent des fois des cours à la fenêtre, faute de place dans l’amphithéâtre. Les problèmes sont nombreux. Pour qu’ils soient exhaustifs, il faut y consacrer une thèse.

Quand j’ai vu 48 milliards pour le festival, je me suis demandé si nos dirigeants ont du respect pour leurs peuples ? La réponse, c’est non. En tout cas ça ne sert à rien de mettre des milliards dans un évènement qui, je crois, n’a eu et n’aura aucun impact sur le développement du Sénégal encore moins d’autres pays africains.

Que du folklore

S’il y a quelque chose d’autres à retenir du FESMAN et que j’ai d’ailleurs aimé et que bien d’autres sénégalais ont aimé ce sont bien les spectacles. Ça il faut le dire. Le festival a permis a pas mal de jeunes sénégalais de voir des stars qu’ils n’auraient jamais vu même dans leurs rêves. Cela parce que le ticket pour leur concert vaut la dépense mensuelle de certains jeunes. Wyclef Jean, Fat Joe, Manu Dibango, Lokua Kanza, Diam’s, Akon, Kassav, Capleton, Richard Bona, Youssou Ndour, bref trop de grosses pointures du continent et de la diaspora ont défilé à Dakar pendant le mois de décembre. Mais finalement je reviens à la case départ : cela n’a servi qu’à foutre (excusez moi de cette expression) des milliards en l’air avec ces artistes qu’on paie à coup de millions que pour quelques minutes de prestation.

La plupart du temps, les rencontres scientifiques, intellectuelles, ont été rejetées on ne sait à quelle date. A part, bien sûr des forums consacrés à la Renaissance Africaine chère à Me Wade.

Une fin d’année dans l’obscurité

Il y a bien de sénégalais qui n’ont pas vu le père Noël parce que simplement quand il passait dans leur quartier le coin était sombre. Donc ils n’ont pas eu la chance de voir papa Noël avec toutes les coupures d’électricité qu’ils ont vécues, qu’ils vivent et peut être qu’ils continueront de vivre. En tout cas le FESMAN a vidé les caisses de l’Etat. Je crois que tous les milliards qui y ont été investis auraient pu servir à régler les problèmes de la Senelec (la société nationale d’électricité) qu’on a finie par surnommer Coupelec pour toutes ses coupures intempestives. Bien que Gorgui ait confié le secteur de l’énergie à son fiston, le super ministre Karim Wade, rien n’a changé parce que je crois qu’il doit avoir un problème de finance avec tous les milliards que sa sœur, Sindiély Wade, a injectés dans le FESMAN. J’espère seulement que ce festival n’est pas une autoroute qui servira à mademoiselle de faire son entrée au gouvernement avec un portefeuille bien sucré.

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Nondi, rien que ça

Auteur·e

L'auteur: Soumah

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