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Article : PRESIDENTIELLE 2012 AU SENEGAL : « Wade se présente pour sauver sa famille et ses ministres »… de quoi ?
Politique
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28 novembre 2011

PRESIDENTIELLE 2012 AU SENEGAL : « Wade se présente pour sauver sa famille et ses ministres »… de quoi ?

Décidément, les rumeurs et débat sur la candidature controversée du président Sénégalais à un troisième mandat ne s’arrêteront qu’après la présidentielle. La dernière info, de source sûre ou pas, semble justifier la candidature d’un président visiblement fatigué même s’il refuse de le reconnaître. D’ailleurs nombre de personne lui demandent de se retirer paisiblement afin de bénéficier d’un repos mérité. Je parlais donc de la dernière info sur sa candidature. Lors du comité directeur du Pds tenu le 24 novembre dernier, le président avait menacé de retirer sa candidature, informe le journal La Tribune. Il a fait savoir à ses ministres qu’il allait « tout arrêter pour aller se reposer hors du Palais ». Pour causes, ses ministres ne « font pas leur travail ; ils passent leur temps à se chamailler et à se faire des crocs en jambes », dit le président lui-même, selon le même journal. Selon une source de La Tribune, si Wade se présente pour un troisième mandat contre vents et marrées, « ce n’est pas pour lui-même mais pour sécuriser sa famille, y compris certains ministres dont il voudrait sauver les têtes ». S’il remportait la présidentielle de 2012, renchérit la même source, Wade parapherait des accords avec ses successeurs potentiels pour que « ses enfants et ses protégés » soient épargnés de poursuite judiciaire. Le journal informe toutefois que le président serait irrité par le comportement « irresponsables » de certains de ses protégés. « Si je me sacrifie pour vous, vous avez l’obligation de vous comporter comme des personnes civilisées. C’est dans votre intérêt et celui du parti », a-t-il averti. Vrai ou pas, cela pourrait justifier une candidature à polémique.

 

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Article : VIDEO – SCANDALE A L’UNIVERSITE DE DAKAR : Les étudiants découvrent « la pourriture » qu’ils mangent dans les restaurants
Politique
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27 octobre 2011

VIDEO – SCANDALE A L’UNIVERSITE DE DAKAR : Les étudiants découvrent « la pourriture » qu’ils mangent dans les restaurants

Bouly Gualissa, Président de l’amicale de la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines (UCAD), manque de mot pour qualifier la situation. Mais une décision a été prise : « Le restaurant central est fermé jusqu’à nouvel ordre ». Les étudiants ont en effet découvert ce jeudi « la pourriture » qu’on leur sert.

VOIR LA VIDEO

 

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Article : 7 milliards d’individus au 31 octobre 2011 selon l’ONU : Qu’en pensez-vous?
Société
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26 octobre 2011

7 milliards d’individus au 31 octobre 2011 selon l’ONU : Qu’en pensez-vous?

La planete sera peuplée de 7 milliards d’individus au 31 octobre 2011 selon les estimations onusiennes.

1. L’Afrique qui aura plus d’un milliard d’habitants a t-elle une responsabilité dans cette poussée démographique?

2. Je suis jeune Africain, quel est mon avenir dans une Afrique plus peuplée?

3. La population source de richesse pour l’Afrique comme en Chine?


 

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Article : INCROYABLE : Les biens du président Wade détaillés par un internaute
Politique
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19 août 2011

INCROYABLE : Les biens du président Wade détaillés par un internaute

En lisant ce vendredi matin les sites d’information au Sénégal, je suis tombé sur un article qui a attiré mon attention. Encore plus important, un commentaire sur ledit article. C’est tout simplement incroyable. Si cela est en tout cas vrai. Il s’agit d’un commentaire qui détaille les biens du président sénégalais, Me Abdoulaye Wade. Je vous livre en entier le commentaire.

Posté par deug moy moudj le 18/08/2011 19:24

La vérité sur le Patrimoine de Abdoulaye WADE 2008

• Propriétés au Sénégal

1° – Une Villa au Point E, agrandie par le rachat de la villa voisine. Valeur estimée après transformation toujours en cours : 1 milliard
2° – Un terrain de 5000 m2 à Yoff Layenne. Valeur estimée : 750 millions
3° – Quatre terrains de 10.000 m2 aux Almadies. Valeur estimée : 8 milliards
4° – 60 terrains de 500 m2 sur la VDN à hauteur de la Cité Gorgui. Valeur estimée : 6 milliards
6° – 5 Immeubles de 6 étages contenant 4 appartements par étage. Valeur estimée : 7 milliards
7° – 10 terrains de 200 m2 dans le domaine du Cices. Valeur estimée : 400 millions
8° – 30 Hectares de terrain dans aux alentours de l’aéroport. Valeur estimée 60 milliards
9° – Un terrain bientôt rasé de 3 hectares dans Dakar Centre Ville. Valeur estimée : 30 milliards
10° – Un immeuble de 10 étages à la Rue Docteur Theze. Valeur estimée : 2 milliards
11° – Une cité de 20 villas sur la Corniche , à hauteur de la villa de l’ex président Senghor. Valeur estimée 10 milliards
12° – Un terrain de 10.000 m2 au niveau du Stade LSS. Valeur estimée :1.750.000.000 f
13° – Un terrain de 100 hectares à Touba
14° – Un terrain de 150 hectares aux environs de Tivaouane
15° – Une propriété de 10 hectares à Popenguine
16° – Une cité de 100 maisons à louer à Kebemer
17° – 60 maisons achetées du Plan Jaxaay (Indemnisation des sinistrés)
18° – Des vergers et champs cultivés d’à peu près 5000 hectares répartis dans différentesrégions du Sénégal

• Propriétés à l’étranger

Une propriété à Versailles, en copropriété avec mon épouse,réfectionnée et étendue. Valeur estimée : 4 milliards
Un immeuble de 4 étages à Paris XVIème. Valeur estimée : 8 milliards
Une propriété à Montpellier
Une propriété à Bordeaux – Une villa sur la Côte d’Azur
Une villa à Orléans
Une maison de maître à Lilles –
Une propriété dans le Michigan
Une propriété à New Orléans
Une propriété dans le Wisconsin
-Un immeuble de 3 étages à New Jersey
22° – Un hôtel de 90 chambres à Casablanca
– Un hôtel 60 chambres à Marrakech
– Un hôtel de 48 chambres à Paris XIVème
– un hôtel 50 chambres en Suisse

•ACTIONS

23° – Des actions dans les structures suivantes, soit directement ou indirectement :
– AIBD (20 % des actions totales)
– DAPORT Sénégal (30 % des
actions)
– BEN LADEN Sénégal (20 % des actions)

– Dakar Dem Dikk (80 % des actions totales)
– SATTAR ( 30 % des actions)
– OIL Libya (30 % des actions)
– ZAM ZAM (20 % des actions)
– Jafza Sénégal (10 % des actions)
– Veolia Sénégal (10 % des actions)
– GECOM Industries (20 % des actions)
– IRIS Sénégal ( 20 % des actions)
– Expresso Sénégal (15 % des actions)
– DELARUE Sénégal (5 % des actions)
– MEDIATIQUE Afrique (10 % des actions)
– AFRICA SALT (10 % des actions)
– DP World Sénégal (10 % des actions)
– HENAN Chine Sénégal (10 % des actions)
– OFFNOR Shipping Sénégal (20 % des actions)
– SERPM (Société d’Etude et de Réalisations des Phosphates de Matam, 25 % des actions)
– Cabinet CICE (30 % des actions) –
Divers comptes en banque, soit à son nom ou au nom de Abdullah Wad, ou au nom de Aboula Tzipi Wade ou au nom de Abadalaye Fabien Wade :

•BANQUES

4 comptes bancaires à Dubaï contenant respectivement :
– Commercial Bank Of Dubaï => 32,5 millions de dollars
– CityBank => 26,3 millions de dollars
– Emirate Bank => 16,1 millions de dollars
– Standard Chartered Bank => 10,9 millions de dollars

2 comptes bancaires à Chypres : Bank of Cyprus => 22 millions de dollars ;Hellenic Bank => 14 millions de dollars
-4 comptes bancaires en Frances contenant respectivement : – Société Générale => 17,6 millions d’euros
– BNP Paribas => 14,3 millions d’euros – Ex-Credit Lyonnais => 8,2 millions d’euros
– HSBC Paris => 3,2 millions d’euros
-2 comptes bancaires aux USA :
– Bank of America => 6,2 millions de dollars
– HSBC => 2,8 millions de dollars
2 comptes bancaires en Suisse :
– Banque Migros => 43 millions CHF
– Banque Coop => 65,2 millions CHF 25°
– Un parti politique dont il est le seul actionnaire à 100 %.
• Le patrimoine mobilier et immobilier du parti
est en copropriété avec son fils Karim
Karim Ada : 500 voitures Pickup,
150 voitures 4×4,
35 voitures 8×8,
1 avion 20 places,
1 Péniche,
1 Yacht stationné à Nice,
1 permanence neuve construite sur un terrain de 5000 m2

Manar GUEYE :Conducteur des Travaux au Crédit du Sénégal Tel: 33 849 80 35 / 77 450 62 58

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Article : Wade et la Maison Blanche : les raisons du « divorce »
Politique
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17 août 2011

Wade et la Maison Blanche : les raisons du « divorce »

Les relations entre la Maison Blanche et Me Wade se sont détériorées ces derniers mois. Il existerait un document secret, «Senegal: Background and U.S. Relations», qui explique ce divorce qui fait couler beaucoup d’encres et de salives au pays de la téranga. L’auteur du document, envoyé par le congrès américain, aurait fait un long séjour Dakar. Séjour qui lui a permis de côtoyer de hauts responsable du pouvoir, de l’opposition et de la société civile. Ce qui lui a permis de connaitre le véritable visage du régime sénégalais : corruption, népotisme… dans la gestion de la chose publique. Le document a été déposé sur la table de la Secrétaire d’Etat, Hillary Clinton. L’administration Obama est donc au fait de ce document et croit fortement que le Sénégal est un pays corrompu et est devenu la plaque tournante du trafic de drogue.

Une «gouverne de manière unilatérale», « un mécontentement public face à la privation économique et au chômage», « la corruption et le népotisme » sont entre autres dénonciation du document reçu à la Maison Blanche : «des officiels sénégalais ont essayé d’extorquer 200 millions de $ d’une société de télécommunications Millicom» «En septembre 2009, 200,000 $ en espèces ont été donnés au représentant sortant du Fonds monétaire international (FMI) lors d’un dîner. Cet argent a été donné comme «un cadeau d’adieu». «En 2008, les coupures de courant ont engendré une colère populaire sans compter le chômage, la hausse des prix des denrées alimentaires. Les protestations face aux coupures de courant sont de nouveau devenues violentes en juillet 2010 occasionnant un mort» et «le président sénégalais a l’intention de se présenter à la présidentielle de 2012 alors qu’il aura 86 ans. Or ceci est une violation de la Constitution qui limite les mandats à deux».

KARIM WADE

Le document fait également cas du fils du président ainsi que la volonté de le porter au pouvoir : «Aux élections municipales de 2009, l’opposition a battu le fils de Wade, Karim, dans la course pour la mairie de Dakar. Après il est nommé à la tête d’un nouveau Ministère de Coopération Internationale, la Planification nationale, du Transport aérien et des Infrastructures. Cette nomination renforce l’idée de la succession dynastique décriée par l’Opposition».

LE MONUMENT DE LA RENAISSANCE

«En 2009, le projet de construction du Monument de la Renaissance avait suscité d’énormes contestations. Ce projet a coûté 27 millions de dollars ». Un monument, selon le document, fortement contesté par la population et les médias.

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Article : Pornographie, vénalité  et voyeurisme  en république du Sénégal
Société
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31 mai 2011

Pornographie, vénalité et voyeurisme en république du Sénégal

« Lorsque les bornes sont franchies il n’ya plus de limites » disait  ST-PAUL.

L’observation minutieuse de la société sénégalaise et des individus qui la composent révèle une forme particulière de vénalité et de déréliction liées au sexe. Un phénomène qui frise dangereusement la perversité c’est-à-dire la sortie hors-norme de la fonction naturelle de la sexualité.

La sexualité, modalité d’existence de l’homme est peut être avec la foi,  l’une des formes d’expression les plus puissantes de l’homme dans la société. C’est la raison pour laquelle elle est naturellement « comprimée » dans un ensemble de normes sociales qui lui offre la voie à suivre. Lorsque ce processus de socialisation est rompu ou perturbée par la tendance particulière au « désenchantement spirituel » qui caractérise  aujourd’hui la société sénégalaise, nous pouvons assister à une forme  d’expression de la sexualité dangereusement perverse.

Il existe des éléments notables dont la fonction est de réprimer ou éduquer la sexualité débridée. Il s’agit des constructions morales fabriquées par la société, la religion mais aussi un élément psychologique  important qui est le dégout. Lorsque l’un quelconque de ces éléments est absent, le risque est énorme de voir la sexualité quitter sa fonction naturelle pour se déployer  ailleurs. Il s’agit ici de la diversion sexuelle.

Au Sénégal le religieux est très prégnant mais attention ! L’omniprésence du religieux n’implique toujours pas que la religion en tant que telle,  joue sa véritable fonction. Malgré ce brouillamini de religieux, les sénégalais éprouvent des difficultés à convoquer la religion dans sa dimension spirituelle et morale. Les sénégalais entretiennent un rapport étrange avec la religion, un rapport qui peut être qualifié d’attraction-répulsion. Tout ceci concoure à expliquer la  propension des sénégalais à afficher de façon ostensible leur appartenance religieuse et dans le même temps  leur amour presque « culturel » des choses érotiques. Nous avons une société très érotisée. Dans la société traditionnelle, Eros et tout ce qui est lié à la sexualité étaient maitrisés parce que suffisamment socialisée. La découverte de ces « choses » participait au  processus de socialisation de l’individu.

Aujourd’hui des formes de déviance comme la pornographie qui est une variante  particulière et facile du voyeurisme et qui n’a rien à voir avec l’érotisme, les pratiques contre-nature comme  la pédérastie, l’étalage  éhonté du sexe gratuit à travers le petit écran, le dévoilement public  de tout l’arsenal érotique (visuel, tactile) dont la culture africaine recèle, sont d’une banalité telle qu’ils  n’offusquent que les personnes qualifiées de ringards.

Au Sénégal il existe une forme pernicieuse de diffusion illégale de la pornographie à travers les réseaux câblés qui piratent des chaines X à des fins bassement commerciaux. Tout le monde le sait et personne n’en parle. Dans une ville pas loin de Dakar « un réseau-man » s’est permis de diffuser habituellement du porno-hard en plein jour. Il a fallu que des pères de famille consciencieux se plaignent pour qu’ils arrêtent ces pratiques « diaboliques ».

La crise du cinéma au Sénégal avec son corollaire (la  fermeture des salles qui ont fait faillite faute de client) est un facteur favorisant. Les quelques salles qui restent diffusent de la pornographie pour exister et faire face à la menace de fermeture.

Quant au petit écran, une attitude particulièrement laxiste des autorités de régulation et des directeurs de programme expose aujourd’hui les enfants à une pluie d’images et d’émissions qui heurtent leur jeune conscience. L’on oublie souvent qu’il existe des images hallucinantes et même subliminales qui ont l’air banales mais qui, à force de consommation, peuvent déstructurer l’individu. Il existe des clips au Sénégal qui ne peuvent  être diffusé dans aucune chaine publique en occident. Les occidentaux seraient ils plus pudiques que nous ? Tout le monde se souvient de l’incident créé par Janet Jackson qui a dénudé involontairement un sein lors d’un concert ; ce geste qui peut paraître anodin  face aux images des soirées sénégalaises, a valu  à la chanteuse la menace d’être interdite de télévision aux Etats Unis parce que l’émission passait à une heure de grande écoute.

Le film français « les choristes » a été interdit aux moins de douze ans par les américains parce que tout simplement il s’y trouve une scène où un enfant profère des injures. Que dire de « Saa Neex », champion de la vulgarité et de l’injure ? Il serait « enterré vivant » dans des pays conservateurs comme les Etats unis et l’Angleterre.

Aucun effort de censure n’est opéré par les autorités, du moins on ne le sent pas. Les responsables de nos chaines de télévision jouent avec le feu. Le sexe peut rendre fou.

Lorsque la sexualité sort de son lit naturel elle peut se draper du manteau du diable pour frapper de sa main lourde toute une civilisation. Le néo-marxiste américain d’origine Allemande Herbert Marcuse l’a compris lorsqu’il écrit dans Eros et Civilisation (1955) : «  Contre une société qui utilise la sexualité comme moyen pour réaliser une fin socialement utile, les perversions maintiennent la sexualité comme une fin en soit ».

Aussi le sémillant psychologue serigne Mor Mbaye a raison d’écrire : « La main du diable est tendue sur le Sénégal nous irons tous en enfer ». A  travers la dimension eschatologique de l’expression, c’est toute l’horreur et la misère morale vécue par les sénégalais qui se trouvent exprimées dans ces propos.

KHALIFA TOURE/LANALYSTE.COM

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Article : L’insoutenable omniprésence de la lutte au Sénégal.
Société
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26 mai 2011

L’insoutenable omniprésence de la lutte au Sénégal.

Au rythme où vont les choses au Sénégal, l’on peut être en droit d’affirmer sans risque d’exagérer que la lutte est en passe de devenir une folie collective qui s’est emparée des sénégalais. Personne n’y échappe, du petit commerçant à l’intellectuel le plus instruit en passant par les jeunes écoliers et les étudiants. Lorsque des séances de lutte sont organisées dans l’enceinte de l’université, il ya lieu de s’arrêter pour s’interroger.

L’immense écrivain Américain Ernest Hemingway a écrit dans son ouvrage Mort dans l’après midi : « Nous sommes fascinés par la victoire,  et  c’est la défaite  au lieu de la mort que nous cherchons à éviter » (p.39, ed.Gallimard 1938). Au-delà de la formule énigmatique du colosse nord-américain, c’est l’idée même de notre rapport avec la victoire et l’échec qui se trouve ici posée. C’est l’insoutenable légèreté avec laquelle les  hommes en général et les « sportifs » en particulier poursuivent leur but et leur ambition d’aller le plus loin  possible jusqu’aux confins de la mort qui se trouvent ici posées. Ici la mort, autrement dit  le sacrifice, reste le seul repère. C’est cette philosophie qui fait l’essence même de l’esprit chevaleresque qui transparait dans tous les grands sports de combat comme la boxe, la tauromachie et une certaine forme ancienne de lutte.

En Afrique traditionnelle, les lutteurs sont les héritiers naturels des grands guerriers de l’époque Ceddo. Le lutteur en vérité est un chevalier sans cap ni épée. Mais il lui reste le feu sacré du combat. Le champ de bataille n’est plus « Nguol-Nguol, guilé ou somb » (lieux de batailles historiques sur le territoire sénégalais à l’époque Ceddo), mais l’arène où le gladiateur regarde la mort en face pour défendre son honneur. Ce n’est pas tant la victoire qu’il cherche mais c’est le déshonneur et l’opprobre qu’il évite. La lutte telle qu’elle est pratiquée au Sénégal n’a de signification  que dans l’univers traditionnel où elle trouve son véritable sens social. Mais quel est le jeune lutteur d’aujourd’hui qui peut égayer à l’improviste le  public par une séance de « Bakk » ? Il n’y en a presque pas. Tous les spécialistes de la tradition et de l’oralité savent que le « Bakk, le Xass, et le Kagnou » (expressions poétiques déclamées par le lutteur, le cultivateur ou le guerrier pour se galvaniser ), sont des pratiques intrinsèques qui participent de la socialisation de l’acteur et permettent au lutteur, au cultivateur ou au guerrier d’inscrire sa geste dans l’imaginaire collectif. Cette incompétence artistique de nos jeunes  dénote que la lutte telle qu’elle est pratiquée aujourd’hui est littéralement coupée de ses racines culturelles. Le fil d’Ariane de la tradition est rompu depuis fort longtemps. Le paradoxe de la lutte aujourd’hui est qu’elle représente l’une des traditions les plus archaïques dans une modernité balbutiante au Sénégal. La lutte n’a plus rien de traditionnel au fond.  Si elle est une pratique physique qui demande des qualités athlétiques surhumaines  cela n’en fait pas pour autant un sport. La dimension sportive n’apparait que dès le moment où les valeurs morales sont invoquées. Le sport est le prolongement moral de l’éducation physique. Aujourd’hui le comportement des lutteurs, des amateurs, des encadreurs et pire des reporters  plaident en faveur de la « lutte comme facteur de développement ». Il n’y a pas imposture plus grave que cette assertion. Le suprême mensonge est de faire croire aux jeunes que la lutte est la solution. Combien de lutteurs gagnent des millions ? Du reste le développement n’a rien à voir avec la réussite financière d’une poignée de jeunes lutteurs.

Les mesures draconiennes prises récemment par le commissaire de la police centrale de Dakar en vue d’endiguer la violence dans les stades et aux alentours lors des matchs de lutte est une mesure salutaire mais elle ne saurait juguler définitivement un phénomène aussi complexe que la violence. L’on n’oublie que la lutte est de la violence en tant que telle. Elle ne devient légale que lorsque le législateur l’encadre par force de loi. Mais malheureusement la loi ne fait pas le social. Ne voit- on pas que les lutteurs se donnent des coups mortels. Et si par malheur un lutteur tombe raide mort à la suite d’un coup reçu ? Tous les amateurs de lutte avec frappe y compris les reporters se délectent de façon cynique lorsqu’un lutteur reçoit un coup violent.  Quel plaisir y a-t-il à regarder un homme souffrir ? La réponse est dans le subconscient. C’est l’animalité, le côté sombre de l’homme qui éprouve ce plaisir morbide.

L’analyse de la psychologie collective de tous les  amateurs de lutte (le nombre est effrayant), le discours, les gesticulations, les cris, les pleures et joies dénotent un malaise profond, une forme de défoulement chez les amateurs. Les sénégalais tentent de sublimer leur passion bestiale à travers leur fol attachement à la lutte. Une sorte de « transfert », pour parler comme Freud s’opère entre l’amateur et le lutteur.  L’on feint d’ignorer l’attachement quasi sexuel que les jeunes filles témoignent pour les jeunes lutteurs au corps musclé et aux attributs proéminents.

Si les fous de la lutte savaient que c’est eux-mêmes qui payent les lutteurs en vérité. C’est leur folle passion de la lutte qui est convertie en espèces sonnantes et trébuchantes au profit des lutteurs et surtout des promoteurs qui mangent à tous les râteliers. « C’est un signe distinctif de tout véritable sport d’amateur qu’il procure plus de joie a l’acteur qu’au spectateur (des qu’il commence à procurer assez de joie au spectateur pour qu’on puisse avec profit lui imposer un droit d’entrée le sport contient les germes du professionnalisme ».

La lutte est un paradoxe un véritable phénomène de régression sociale. Il est des victoires qui au fond représente une défaite. Madame de Staël écrivait que « la gloire est le deuil éclatant du bonheur ». Et Aimé Césaire de surenchérir en écrivant : «  Ecoutez ces victoires proditoires trompéter ses défaites ».

Au rythme où vont les choses si l’on y prend garde c’est le Sénégal même qui ira à « Ardo » (devenu une expression familière au Sénégal qui signifie blesser gravement quelqu’un).

Mouhamadou  Barro/lanalyste.com

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Article : Le corrupteur contre le corrompu
Contribution
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24 mai 2011

Le corrupteur contre le corrompu

Le premier ministre et directeur de campagne du président Wade Souleymane Ndéné Ndiaye a déclaré récemment que pendant tout le temps que Landing Savané était allié de la majorité présidentielle, «il recevait 30 millions de FCFA qu’il n’a jamais  partagé avec son parti».

Ces accusations dirigées contre Landing Savané remettent au grand jour la vulnérabilité de nos hommes politiques et surtout l’attitude insolente de nos autorités étatiques face à l’utilisation des deniers publics. Il est vrai que le financement des partis alliés de Wade à travers leurs leaders est un secret de polichinelle. Mais ce que Souleymane Ndéné Ndiaye a oublié, c’est qu’en accusant Landing Savané d’avoir été financé  par Wade, il est en train de révéler sans vergogne les  méthodes peu orthodoxes  de l’Etat qui utilisent les biens de la communauté pour entretenir sa cour. Dans ce genre d’histoire le corrupteur n’est t-il pas pire que le corrompu ? La réponse coule de source ! Ndéné, son chef et ses amis ont violé les règles de la transparence et de la bonne gouvernance  en soutirant  de l’argent des caisses de l’Etat pour « arroser » des  leaders sans idéal politique. Pire, au moment où les sénégalais n’ont plus le minimum vital pour survivre, cette histoire est de trop dans la coupe trop pleine de colère du pauvre contribuable. En voulant mouiller Landing Savané, l’Etat a mis à nu son manque de respect et de considération pour le peuple qui trinque face aux errements du gouvernement, causés en grande partie  par la mal gouvernance. L’enjeu dans cette affaire c’est n’est pas l’information sur l’argent qu’aurait perçu Landing Savané mais c’est avant tout  la banalisation de pratiques mafieuses de l’Etat qui n’honorent  pas notre République. Comment nos autorités peuvent indignement se targuer d’être des  champions corrupteurs en voulant jeter l’opprobre sur l’autre ? Et comment on en arrive à une situation où une certaine presse semble s’attarder  plus sur la victime que sur le bourreau? Dans cette affaire c’est l’Etat qui est mis en cause et le fait de mettre en exergue le contraire montre à quel point les pratiques malsaines de nos autorités sont finalement devenues banalisées à cause de leurs persistances. Les cas de dérives du régime de Wade qui se sont multipliés ont malheureusement provoqués la perte de  notre capacité  d’indignation et notre vigilance pour situer les enjeux et les vraies responsabilités.  Que nul ne se trompe de cible, c’est sans nul doute  le gouvernement qui est au banc des accusés dans cette sombre affaire. Et Landing Savané qui ne serait  qu’un complice est déjà sanctionné par l’histoire. Dans cette affaire le vrai coupable court toujours …

Mouhamadou  Barro/lanalyste.com

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Article : Affaire Bara Tall : le verdict est tombé, il est libre
Politique
1
20 mai 2011

Affaire Bara Tall : le verdict est tombé, il est libre

La justice a décidé de libérer Bara Tall. L’information provient de la RFM. Le verdict renvoyé plusieurs fois a finalement été rendu ce vendredi. Bara Tall était jugé pour surfacturation dans le cadre des chantiers de Thiès.

Le tribunal a jugé que les faits sont non établis. Les cautions doivent, par ailleurs, être restituées aux prévenus conformément aux dispositions.Les trois autres prévenus poursuivis dans le cadre de cette affaire ont également été relaxés, vendredi matin, par le Tribunal correctionnel de Dakar.
L’un des avocats de Bara Tall a soutenu que le président directeur général de l’entreprise Jean Lefebvre a gagné la lutte mais pas la bataille car l’Etat peut faire appel de la décision dans un mois. Quant à l’un des avocats de l’Etat, il s’est réservé de dire si son camp fera appel ou non. Il a précisé que si cette décision peut consolider la paix au Sénégal qu’il est preneur mais la décision finale revient à l’Etat.

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L'auteur: Soumah

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