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Nondigalaxie
07. mars
2011
Société
1

Journée internationale des femmes : paroles de femmes guinéennes

Dessin par Lalex

En jetant un regard rétrospectif sur l’histoire sociopolitique et économique de la femme, nous nous souviendrons sans nul doute que la célébration de la journée internationale des femmes tire son origine de la révolte des femmes ouvrières d’une industrie de textile de Chicago aux Etats Unies d’Amérique en 1878.

Ce mouvement d’émancipation féminine qui avait pour raison, l’amélioration de leurs conditions de travail est devenue dès lors, une occasion pour les femmes de Guinée de faire un plaidoyer auprès des autorités pour faire face à nombreux défis qui assaillent leur participation au développement socioéconomique de la nation.

Interrogées, les femmes mettent cette année à profit pour accéder à l’éducation, à la formation pour ainsi espérer à la résolution de leur éternelle revendication qui, est le problème d’accès des femmes aux postes de décisions.

Djénabou Bah, présidente de l’Association des Jeunes Filles pour la Promotion de l’Espace Francophone

« La célébration de cette journée du 8 mars cadre cette année à l’élection d’un président démocratiquement élu en République de Guinée qui, devrait faire désormais face à d’énormes problèmes liés à l’émancipation des femmes qui constituent plus de la moitié de la population. Pour cela, il faut un minimum de 30% des femmes au sein du gouvernement pour plaider la cause féminine. Il faut que l’Etat guinéen mette un accent particulier sur l’éducation des femmes et filles car, une femme éduquée est égale à une nation développée. Il faut aussi que les femmes guinéennes enlèvent de leur tête que tout ne doit pas leur tomber sur la tête. Il faut se lever, se battre et accepter de s’éduquer afin d’accéder aux postes de décisions pour donner une impulsion nouvelle à la Guinée ».

Mariam Camara, Magistrat et membre de l’Association des femmes juristes de Guinée

« Comme toutes les autres femmes du monde entier, chaque 8 mars nous fêtons la journée internationale de la femme et pour cela, je ne peux que me réjouir. Aujourd’hui, je suis fière d’être une femme guinéenne et de partager cette joie avec mes sœurs guinéennes. Car, les femmes guinéennes comme Mafory Bangoura, Jeanne Martin, Mme Sultan et autres se sont beaucoup battues pour le développement de notre pays. Il faut que ces femmes inspirent les autres dans notre lutte de tous les jours. Avec l’avènement de la 3ème République, je pense que nos préoccupations seront prises en compte car, le président est un homme de principe qui, j’en suis sûr va respecter ses engagements en ce qui concerne la promotion des femmes. Mais, pour tout d’abord, il faut favoriser l’accès des filles et femmes à l’éducation, à la formation et se battre pour leur maintien scolaire pour qu’elles puissent rivaliser les hommes et qu’il ait égalité des sexes ».

Mariam Sylla, chargée des questions féminines et sociales à la fédération guinéenne des Handicapés

« Je suis très contente de célébrer cette fête avec mes sœurs guinéennes.  Mais, j’aimerai que cette année soit une occasion pour nous les handicapés d’être acceptés comme les autres personnes de la société car, nous sommes marginalisés et laissés pour compte dans la résolution de nombreux problèmes. Parmi les recommandations faites au niveau national, on a tenu compte que de  l’intensification des écoles pour personnes handicapées et cela ne satisfait même pas 50% de nos préoccupations. Si l’on parle de l’accès des femmes aux postes de décisions, notre souhait à nous handicapés aussi, serait que nous soyons formés et représentés au sein du gouvernement ».

Dr Adama Hawa Bah, Point focal Genre au Ministère de la Défense

« Je souhaite  une bonne fête à toutes les femmes surtout aux femmes militaires. Il faut qu’elles prennent courage pour pouvoir accéder aux postes de décisions et à un travail décent. Mais, je reste convaincue que les femmes doivent se former pour être à la hauteur car, on ne peut pas parler d’égalité ou d’équité sans que nous ne soyons au même niveau d’instruction que les hommes. Pour cela, j’appelle les femmes à attacher fortement leurs pagnes pour qu’il ait égalité ».

Bonne fête aux femmes du monde entier et particulièrement aux femmes guinéennes.

Mame Fatoumata Diallo pour Nondigalaxie


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28. févr.
2011
Société
13

Le Sénégal et ses « Bouazizi »

Image: lepeuple-sn.com

Au courant du mois de février deux sénégalais se sont immolés par le feu dans les alentours du palais présidentiel. Ces actes, diront des sénégalais, ne sont pas forcément inspirés de celui du tunisien Mohamed Bouazizi parce que, semble t-il, d’autres l’avait déjà fait au Sénégal bien avant le tunisien. Mais dans un contexte marqué par la révolution du jasmin et ses prolongements, on n’est tenté de croire que ses immolations sont inspirées du cas tunisien.

Chômage, pauvreté extrême, corruption, gabegie… sont le quotidien des sénégalais qui vivent sous un régime dit celui de l’alternance. Un régime qui fait tout pour faire croire que tout va bien. J’ai d’ailleurs entendu le président Wade dire, pendant le Forum Social Mondial qui s’est tenu à Dakar du 06 au 11 février, que la pauvreté n’existait plus au Sénégal, « même pas dans les prisons », que le Sénégal est autosuffisant sur le plan alimentaire et qu’il « exporte sa production ». Quelles énormités ! Chapeau pour lui si telle était le cas. Mais la situation est tout autre ; la pauvreté se vit tous les jours. Combien d’enfants trainent, pieds nus, dans les rues de Dakar et d’autres villes du pays ? Combien de familles vivent d’un seul repas par jours ? Et quel genre de repas ? Combien de familles n’ont même pas ce repas ? Je ne vais donc pas poser trop de questions parce que répondre aux seules que je viens de poser constitue de la mer à boire. C’est pour dire que les faits sont là, on ne peut pas les nier.

Les « Bouazizi » sénégalais

Revenons aux deux personnes qui se sont immolées ici au Sénégal. Leur acte découle du malaise social dû au quotidien très misérable que vivent les populations. Que leur acte soit inspiré de Bouazizi ou pas, cela importe peu. L’important c’est de savoir dans quelle optique ils l’ont fait. Peut être avec l’espoir de provoquer des révoltes. J’ose espérer pour eux qu’ils l’ont fait juste pour exprimer leur malaise et non pour provoquer un soulèvement quelconque parce que si telle était le cas, ils se seraient trompés : le Sénégal n’est pas la Tunisie. Il y a au moins deux facteurs qui les différencient à mon avis.

Le premier facteur c’est celui de la durée d’une seule personne à la tête de l’Etat. Sur ce plan les sénégalais n’ont pas encore à se plaindre ; Me Wade est presque dans les derniers mois de son dernier mandat même s’il dit vouloir être candidat à la présidentielle de 2012. Donc sur ce plan, je crois que la révolution de la « cacahouète » n’aura pas lieu, du moins n’a pas sa raison d’être.

Le deuxième facteur est que les sénégalais sont trop paisibles. Cela fait bientôt trois que je suis dans ce pays et pendant tout ce temps je n’ai rencontré qu’une seule fois une bagarre de rue à part bien sûr les casses des étudiants de l’Université de Dakar (sur ce plan les étudiants sénégalais sont champion du monde). C’est pour dire que les sénégalais sont fort dans l’art de la parole : ils peuvent toujours se disputer mais ils se donnent rarement des coups de poing. Alors que dans d’autres capitales, il est rare de passer une journée sans voir deux personnes se casser la gueule. Sur ce plan, encore une fois, la révolution n’aura pas lieu.

C’est pourquoi, je suis au regret de le dire mais c’est le constat, ces « martyrs » sénégalais n’ont récolté que des « ndeysane » comme pour s’apitoyer sur leur sort. Aucun soulèvement, pas même le grand bruit autour de leur acte et l’histoire est terminée.

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20. févr.
2011
Société
2

Nom du drapeau en bambara : le mot à 1 million $ !

Le français ou les autres langues internationales ont fini de phagocyter les langues africaines. Cela s’est vérifié lors de la journée d’intégration des étudiants Maliens au Sénégal que j’ai vécue l’année dernière à l’Ecole Nationale d’Economie Appliquée (ENEA).

« Un peuple abâtardi par l’histoire, un peuple au squelette cassé à recréer… » Ce passage du livre « Un chant écarlate » de Mariama Bâ me semble bien fondé pour parler de la jeunesse Africaine si elle n’arrive plus à parler sa langue encore moins celle qu’elle prétend parler. 

J’ai assisté à la journée d’intégration des étudiants Maliens organisée par l’Amicale des Elèves, Etudiants et Stagiaires Maliens au Sénégal (AEESMS). Et ce qui a attiré mon attention, c’est un jeu qui a été organisé lors de cette cérémonie. Il s’agissait de répondre à des questions en bambara (langue nationale du Mali) sans y mettre un mot en français. Trouver le nom du drapeau en langue malienne, dire pourquoi le dimanche est le jour des mariages au Mali (comme le chantent Amadou et Mariam « le dimanche à Bamako, c’est le jour des mariages ») , trouver l’équivalent du mot siècle, dire les jours de la semaine, bref parler du 100% bambara étaient l’exercice qui a été soumis aux étudiants du pays de ATT. Nombreux sont ceux qui ont tenté de venir à bout de l’exercice en vain. Sur une assistance de plus de cent personnes, seules quelques unes (une dizaine) sont arrivées à parler, pour quelques minutes, leur langue sans dire un seul mot en français. Cela non sans prendre beaucoup de temps pour penser.

Ce fait n’est cependant pas forcément un phénomène exclusif aux étudiants Maliens. Si on soumettait le même exercice aux jeunes des autres pays africains, ils seraient surement dans l’incapacité d’en venir à bout. Les jeunes sénégalais, guinéens, pour ne citer que ceux-là, auront sans doute du mal à parler leurs langues pour quelques minutes sans se surprendre en train d’ajouter un mot d’une autre langue.

C’est désolant. Tout ce qu’on peut dire, est qu’il n’y a plus de langue pour la nouvelle génération africaine. Non seulement elle n’arrive pas à parler correctement la langue maternelle mais aussi le français qu’elle prétend parler laisse à désirer : un être hybride. La question qu’on est tenté de se poser est celle de savoir : si l’Afrique pourrait amorcer son développement dans cet état de fait ? Quel est le chemin à choisir ? Répondre à cette question serait un grand pas vers le développement

.

 

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17. févr.
2011
Société
15

Métiers de la rue à Dakar : chez les « fast cleaners » de Fass

Image: memodemots.over-blog.com

Si vous êtes pressés, vous n’avez pas du tout le temps de faire la queue pour faire nettoyer votre véhicule dans une station  ou autres services, n’hésitez pas, faites un tour au canal 4 de Fass. Vous y trouverez des jeunes qui constituent une sérieuse concurrence pour les services professionnels et peut être qui  font le boulot mieux qu’eux. Anciens chauffeurs, mécaniciens ou simples amateurs du nettoyage, ils vivent tous de ce travail et l’entente, si elle n’est pas parfaite, semble être de mise. En tout cas, pas de concurrence déloyale. Reportage [AUDIO]

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Ce n’est pas fini

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Un client appelle à une augmentation du tarif tellement il est abordable

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12. févr.
2011
Politique
2

Fin du FSM : des participants entre soulagement et déception

[AUDIO] La 11ème édition du Forum Social Mondial a pris fin vendredi à Dakar. Forum Social Mondial ou Foire Sociale Mondial ? Je ne donne, personnellement, pas de réponse à cette question. Je laisse les participants répondre. J’ai pu prendre quelques impressions des participant sur l’évènement  qui a réunit des milliers de personnes et d’éminentes personnalités dans la capitale sénégalaise notamment Hugo Chavez, Evo Moralès, Lula Da Silva, Martine Aubry…

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11. févr.
2011
Politique
2

Le FSM c’est aussi le conflit entre le Maroc et le Sahara occidental

Le conflit entre les marocains et les sahraouis s’est délocalisé. Il se tient actuellement à Dakar dans le cadre du Forum Social Mondial. Depuis le début de cette rencontre, ces deux communautés n’ont raté aucune occasion pour se tirer dessus.Les uns réclament l’indépendance et les autres ne veulent pas du tout l’entendre.  Et bien marocains et sahraouis se sont une fois de plus confrontés cette avant dernière journée du forum. Je vous propose d’écouter les uns et les autres. C’était lors d’une marche des sahraouis pour réclamer l’indépendance et protester contre le fait qu’il n’ont pas eu la parole lors de ce FSM. Ils avaient tous mis des scotches rouge à la bouche en signe de prestation et ont donc refusé de parler jusqu’à la destination finale de la marche où ils ont fait une communication.

D’abord le président de la commission des droits de l’homme des sahraouis et par ailleurs leur porte parole, Radhi Bachir, qui soutient qu’il y a encore une colonie en Afrique.

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Réaction d’une marocaine, Hayat Zidane, du mouvement féminin de soutien aux femmes et leurs familles séquestrées à Tindouf. Elle soutient qu’il n’y a pas de Sahara Occidental mais un Sahara marocain.  

[audio:/files/2011/02/WS500091.mp3|titles=WS500091]

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09. févr.
2011
Invention
48

Le FSM c’est aussi des inventions

 

  

Le Canacla

Le forum social mondial n’est pas qu’un espace de revendications. Il est aussi un espace sur lequel s’exposent des inventions. Pour cette 10ème édition, le génie africain s’exprime à travers des instruments peu ordinaires. Je me suis intéressé à deux de ces inventions qui ont attiré pas mal de personnes, ce mardi 8 février, à l’Université de Dakar. 

D’abord le Canacla (acronyme de CANAri à CLApet, comme expliqué sur un prospectus)

 

Une viteuse essaie le Canacla

Il s’agit d’une « nouvelle technologie de lavage des mains » inventée par des sénégalais et un belge, Dr Benoit Vanhercke, avec des canaris. Nous n’avons pas rencontré ce dernier mais une volontaire, Aïda Dioum, trouvée sur place  nous explique : « c’est un canari africain qu’on dépose dans des lieux comme les hôpitaux, les restaurants… pour se laver la main avant de manger parce qu’il y a des microbes partout. C’est économique : il utilise 30 fois moins d’eau pour beaucoup plus d’hygiène ». L’unité coûte 35 000 F CFA ajoute t-elle. Il y a par ailleurs un film documentaire réalisé sur cette invention dont le DVD coûte 1000 F CFA. 

Le tabouret à déchets plastiques recyclés 

Des tabourets à déchets plastiques comme solution écologique

Les inventeurs de ce tabouret, eux, comptent lutter pour la sauvegarde de l’environnement à travers le recyclage des déchets plastiques avec lesquels ils fabriquent des tabourets, des bancs publics et des poubelles. « Ensemble pour un environnement propre et sans déchets plastiques » tel est le slogan sur le prospectus qu’ils distribuent sur le site du Forum Social Mondial. PROPLAST INDUSTRIE, l’organisme qui fabrique ces produits, soutient que « les produits plastiques peuvent être récupérés, valorisés et utilisés pour la fabrication de nouveaux produits ». L’organisme s’engage donc en proposant « une solution écologique durable » 

 

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06. févr.
2011
Politique
4

En direct de la marche du Forum Social Mondial

Suivez l’évènement en temps réel avec moi sur le site mise en place par l’Institut Panos Afrique de l’Ouest (IPAO) et sur mon compte twitter. Rien ne vous échappera.

C’EST ICI



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05. févr.
2011
Non classé
2

« Le Forum Social Mondial n’aura pas lieu si… » dixit les bacheliers non orientés

Il s’agit d’une affiche qui a été placardée sur celle du Forum Social Mondial par des bacheliers sénégalais non orientés pour exprimer leur mécontentement. La rencontre est prévue du 6 au 11 février à l’Université de Dakar et les bacheliers menacent d’y mettre le feu si…

J’ai vu cette affiche ce matin lorsque je suis sorti de chez moi et me suis dit qu’il faut que les autres voient cela. Juste une image sans commentaire.

 

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Nondi, rien que ça

Auteur·e

L'auteur: Soumah

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