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Nondigalaxie
17. mai
2011
Société
0

Un homme tue son ami et mange des morceaux de son foie

Un homme soupçonné d’avoir tué une de ses connaissances et d’avoir consommé des morceaux de ses organes internes a été arrêté dans l’ouest de Moscou, a indiqué mardi le Comité d’enquête russe. C’est un article que j’ai lu et je ne peux m’empêcher de le partager tellement la cruauté de l’homme peut aller loin.

ikolaï Chadrine, qui souffre d’une maladie psychiatrique, a été arrêté dans le cadre de l’enquête sur le meurtre le 2 mai d’un Moscovite, Ilia Egorov, âgé de 40 ans, dont des parties du corps découpé ont récemment été découvertes à Moscou, selon un communiqué du comité.

“Lors d’une perquisition à son domicile, la police a découvert les outils utilisés pour le meurtre et des morceaux de foie humain”, précise le communiqué.

“M. Chadrine a avoué avoir tué son ami et avoir mangé des morceaux de son foie”, selon la même source.

La police a découvert des parties du cadavre, dont la tête, un bras, une jambe et une main, dans la Moskova et dans des collecteurs et des sous-sols de l’ouest de Moscou, a indiqué un porte-parole de la police locale, cité par l’agence RIA Novosti.

Le cannibale présumé a été arrêté à son domicile dans la nuit de lundi à mardi au moment où il mangeait un ragoût préparé avec le foie de sa victime, selon ce porte-parole, Alexeï Saveliev.

“Les enquêteurs ont identifié la victime par ses empreintes digitales. Cela a permis d’établir le cercle de ses contacts et de retrouver les traces du meurtrier présumé”, a-t-il ajouté.

sudpresse.be

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Article : Génocide : les rwandais du Sénégal se souviennent
Contribution
3
10 mai 2011

Génocide : les rwandais du Sénégal se souviennent

La communauté rwandaise du Sénégal s’est réunie, ce samedi 7 mai, pour la clôture de la commémoration du génocide de 1994. La cérémonie s’est déroulée à la place du souvenir de Dakar sur le thème « défendre la vérité, préserver notre dignité ».

Pendant deux heures, des prières ont été faites pour les victimes du génocide d’abord par le père Jacques Priera de la paroisse des martyrs de l’Ouganda, ensuite par Oumar Hassan représentant de la communauté musulmane. Après avoir invité l’assistance a observer une minute de silence, la présidente de l’association des rwandais au Sénégal, Mme Philomilla Wanariya Thiam, a évoqué les circonstances atroces dans lesquelles sont morts 800 000 tutsis et hutus modérés. 17 bougie ont été allumés pour symboliser la 17ème commémoration du génocide.

Des rescapés de cette tragédie telle que le professeur Muhigana Holelaide enseignant à la faculté de médecine de l’UCAD sont venus témoigner. Le professeur Holelaide a, pour sa part, insisté sur la nécessité de pardonner car, croit-il, point de vie commune sans pardon.

Cette cérémonie a vu la participation de l’ambassadeur du Burkina Faso qui, est venu en « toute fraternité accomplir un devoir de mémoire » a-t-il déclaré. Le professeur Mamadou Mbodj, psychologue et enseignant à l’université Cheikh Anta Diop est venu à son tour pour témoigner sa sympathie « à ses frères rwandais » et, dit-il, exhorter l’assistance à « se souvenir pour reconstruire, construire un avenir de coexistence, de paix car c’est ce que les rwandais doivent aux victimes du génocide ».

Un documentaire intitulé « Ma douleur, sa liberté » de 45 mn a été par la suite projetée. Ce film réalisé par un rescapé du génocide, explique le voisinage obligé de rescapés avec ceux qui ont tués leurs parents ou amis. Le documentaire est également revenu sur la responsabilité de la France, de la Belgique et de l’organisation des nations unis dans ces trois interminables mois de violence infernale.

En 1994, prés de huit cent mille tutsis et hutus furent exécutés entre le 06 avril et le 04 juillet ; les premier parce qu’ils étaient tutsis et les second, parce qu’ils étaient hostiles au régime hutu ou sympathisants des tutsi. Le génocide s’est déroulé sur fond d’une guerre civile qui opposait le gouvernement rwandais à majorité hutu et le front patriotique rwandais composé essentiellement de tutsis, Depuis 1990, sur les victimes, 54% avaient entre 0 et 23ans , 38% ont été tués à la machette et 14% à la massue. Ce fut le génocide de la plus grande ampleur de l’histoire en termes de morts par jour.

Mme Thiam a rappelé à tous l’importance pour chaque peuple de se souvenir de son histoire, de mettre à nu les erreurs du passé. Pour le cas de son pays, elle estime que chacun doit crier haut et fort «jamais, plus jamais cela ». La cérémonie s’est terminée vers 19 h par un cocktail sur l’esplanade de la place du souvenir.

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Article : Sur les traces d’un clandestin
Société
0
5 mai 2011

Sur les traces d’un clandestin

Image: https://www.panos-multimedia.org/index.php?option=com_content&view=article&id=109:organisation-au-sein-des-candidats-a-lemigration-meme-la-il-y-a-de-lordre&catid=74:kolda-avril-2011

 

Il est de la région de Kolda à quelques 600 km de la capitale sénégalaise, Dakar. Il, c’est Aliou Mané Baldé, un ancien émigré clandestin, qui a accepté de nous livrer quelques secrets de la clandestinité. De Kolda à Dakar, puis Bamako, Niger,…bref, suivons le parcours.

 

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22. avril
2011
Contribution
1

Conduite monarchique des chefs d’Etats Africains : Une improbité sociale

Le pillage des richesses du continent Africain par des dirigeants peu soucieux de l’avenir de leur peuple entraîne ainsi un appauvrissement des populations qui s’accroît de manière exponentielle. Il est connu de tous que moins de 5% des fonds prêtés aux gouvernements Africains par les Institutions financières internationales ont des conséquences positives sur le pouvoir d’achat des populations. Ces fonds servent plutôt à entretenir une minorité provoquant ainsi la généralisation de la pauvreté.

Les derniers évènements survenus dans certains pays arabes et en Afrique, en affrontant les Pouvoirs, les protestataires n’ont fait que réclamer un partage plus juste et plus équitable des ressources de leur pays, une liberté d’expression et une plus grande justice sociale.

Pour sa part, NOUVELLE VISION AFRICAINE condamne l’arrogance et toute forme de violence sur les peuples Guinéen, Libyen et Ivoirien. Mouammar Kadhafi après ses 42 ans règne doit accepter le principe d’une transition démocratique immédiate.

L’organisation NOUVELLE VISION AFRICAINE demande aux Africains de respecter la sincérité du scrutin lors des élections car au « finish » c’est le peuple Africain qui gagne. Alassane Ouatara devra prendre toutes les dispositions et arrêter l’humiliation de la famille de Laurent Gbagbo. Le régime en place a l’obligation d’identifier les responsables de tous les actes constituant des dénis des droits de l’Homme afin de les traduire devant la justice nationale et internationale dans les plus brefs délais.

L’évolution du monde actuel montre que toute tyrannie prendra fin un jour et qu’aucun pouvoir ne peut indéfiniment abuser un peuple. Aujourd’hui, il est devenu pratiquement « inacceptable » en tous cas pour la plupart des politiciens, professeurs et intellectuels ou marabouts charlatans de monnayer leur dignité par d’éphémères avantages. Ils devraient dénoncer les abus de Abdoulaye Wade et de sa famille ou même prendre position sur certaines questions au lieu de se retrancher derrière des discours laudateurs, démagogues, aberrants et calculateurs. Eux aussi, au même titre que les dirigeants auront à en répondre devant l’Histoire. Ils devraient être à l’avant-garde des combats pour la justice et défendre les intérêts des peuples africains et les valeurs républicaines Les institutions existent mais ce sont les valeurs et les repères qui ont disparu. La dignité et la conviction sont des valeurs qui doivent être restaurées dans notre nation si nous voulons sauver les générations à venir.

Zine El-Abidine Ben Ali avec sa femme, trompaient le peuple tunisien, Moubarak comme Mouammar Kadhafi ont eu des projets de dévolution monarchique du pouvoir et Laurent Gbagbo tenait coute que coute au fauteuil présidentiel, tous se sont accrochés au pouvoir pendant des décennies avec des régimes armés et policiers. Aujourd’hui ils sentent la peste. Personne ne veut d’eux. C’est la une très bonne leçon pour Abdoulaye Wade et pour sa famille. Les délinquants politiques qui pensent toujours tromper le peuple seront jugés et c’est le peuple qui tranchera.

Les contrats douteux de l’ANOCI et les Chantiers de Dakar dont le moindre bilan objectif et un contrôle sérieux de 500 milliards de nos francs n’ont jamais été faits, la construction inutile du «Monument de la Renaissance Africaine» pour une bagatelle 18 millions d’euros, 50 milliards de FCFA pour organiser le FESMAN 3, l’aéroport Blaise Diagne alors que l’aéroport LSS de Yoff est sous utilisé comparé à celui de Dullas International de Washington DC avec près de 1500 vols par jour, relèvent du futile, de l’irrationnel et de la sénilité.

Le déshonneur ne les a pas ébranlés à la suite de la défaite du fils de Abdoulaye Wade lors des élections municipales de 2009. Cette conduite monarchique archaïque est véritablement une improbité sociale. En plaçant à la tête du Conseil Constitutionnel une personne déjà acquise à sa cause la question de l’irrecevabilité de la candidature d’Abdoulaye Wade devient une pure hypothèse d’école.

Les Sénégalais de la Diaspora sont touchés par les crises qui secouent leur pays, en raison du soutien massif qu’ils apportent aux compatriotes restés au pays et qui aspirent, comme eux à de meilleures conditions d’existence. Les sénégalais de l’extérieur ont atteint leur limite en faisant face à d’énormes difficultés liées à la gestion familiale, clanique et partisane de l’Etat; cette manière de gérer s’étend jusque dans les représentations diplomatiques.

NOUVELLE VISION AFRICAINE et la communauté Sénégalaise vivant aux USA prendront toutes les mesures allant dans le sens d’un changement profond pour que le Sénégal rejoigne le camp des pays engagés dans la volonté d’avoir une gestion transparente et rigoureuse des affaires publiques. Ceci n’est possible qu’avec l’arrêt du projet machiavélique de dévolution monarchique et le départ immédiat et sans condition du Président de la République. Abdoulaye Wade avec son fils ont déjà largement prouvé aux yeux du monde entier qu’ils sont incapables de satisfaire les besoins les plus élémentaires des populations.

 

Le changement au Sénégal passera par la mise à l’écart, par le peuple lui-même des vautours et de toutes les personnes qui auront pillé les ressources publiques.

Aujourd’hui, le socle sur lequel repose nos valeurs est la lutte avec frappe, la musique, le théâtre et la danse. Aucun chef religieux, aucun intellectuel, aucune voix autorisée ne s’est levé pour dénoncer cette situation qui fait reculer le pays. Il demeure essentiel que nous promouvions l’éducation, la formation scientifique et les technologies de l’information et de la Communication. A l’exemple des pays émergeant, les gouvernements Africains doivent non seulement investir dans ces domaine mais en faire leur priorité pour les jeunes car ce sont eux les dirigeants de demain. Les Sénégalais de l’extérieur, experts dans ces domaines pourraient contribuer sous forme d’échanges ou de partenariats. Un changement profond et bien pensé devra commencer en nous-mêmes, dans nos familles, dans nos quartiers, dans nos villes et se propager dans tout le pays. Ceci nous permettra de créer un sénégalais nouveau et de refonder notre nation sur de nouvelles bases. L’avenir de nos enfants nous condamne à mettre de côté nos intérêts personnels, à nous unir pour arrêter le régime de Abdoulaye Wade et baliser le terrain pour les générations à venir.

 

Bocar Moussa Ba

Nouvelle Vision Africaine

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16. avril
2011
Politique
1

Un jeune guinéen s’interroge : « la Guinée réussira-t-elle le changement ? »

Le concept ‘’ Changement’’ est le terme qui a presque été le ‘’leitmotiv’’ des masses populaires de la Guinée depuis le vivant même du feu Président Lansana Conté. Et cela, à chaque fois que les besoins fondamentaux des populations deviennent de plus en plus précaires, voire même quelque violation flagrante des droits des hommes par la classe dirigeante. A cet effet, des manifestations populaires du janvier et février 2007qui furent brimées dans le sang et des atteintes graves à la valeur humaine, en passant par celles des policiers qui demandaient légitimement leurs droits dont le feu leur avait été ouvert, jusqu’au carnage du 28 septembre 2009 au stade du même nom, où la tragédie avait atteint presque son comble…sont là des passages sombres de l’engagement du peuple de Guinée à aller de l’avant dans le sens de la démocratisation. Cette volonté du peuple à rompre avec les vielles habitudes à tous les niveaux de la vie politique et administrative, soutenue en grande partie par l’Union Africaine (UA), la communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDAO) et la communauté internationale, a conduit la Guinée à un retour à l’ordre constitutionnel en organisant une élection présidentielle qui a porté le Pr. Alpha Condé à la tête de l’Etat. Donc, la réussite de l’homme fort de la République, est sans doute le fruit de toute une gamme de luttes et de contestations pour le bien être des guinéens et guinéennes longtemps méprisés dans leur combat.

‘’Un gouvernement de Changement’’ dit- on, est donc mis en place pour essayer de coudre le tissu social déchiré pour qu’ensemble, aller vers le progrès national et international afin de recouvrer non seulement la confiance de la sous région et de l’Afrique, mais aussi celle de la communauté internationale. Car la crédibilité d’un peuple se définie en fonction de la légitimité de son appareil politique et des institutions républicaines en place, estiment certains analystes politologues.

L’on se rappelle que depuis la cérémonie de l’investiture du Pr. Alpha Condé à la tête de l’Etat, c’était tout un vif d’engouement manifesté par le peuple, surtout à la tête, un Président Civile qui a longtemps peint les exactitudes auxquelles le bas peuple était victime. Car selon certains citoyens, la formation même du gouvernement du Professeur, était entassée de critères de récompense que d’efficacité. Chose qui est grave pour un gouvernement qui se veut réconciliateur et promoteur de lendemains meilleurs, s’indignent quelques citoyens de la capitale. Donc, la question de la réconciliation nationale devrait primauter sur tout pour ainsi asseoir une base dans la consolidation de l’unité nationale et projeter les perspectives de progrès.

Parlant de la gestion du pouvoir par le Pr. Alpha Condé, bon nombre de guinéens sont aujourd’hui surpris du retour sans faille des anciennes pratiques. Notamment l’affairisme dans la gestion administrative, car selon nos sources, un des responsables au ministère de l’économie et des finances se livre de nos jours à racketter les gens en les faisant retirer une de somme de 3.500.000fgs pour accéder à la fonction publique. ‘’ C’est dans ça que nous faisons nos affaires. J’ai trois places à savoir : deux à la justice et un à l’enseignement pré universitaire. Il suffit de nous présenter tes dossiers complets et la somme de 3.500.000fgs pour se voir dans le fichier de la fonction publique’’, nous a lancé un des responsables du département de l’économie et des finances, gardant l’anonymat.

A cela s’ajoute l’injustice faite à la classe des fonctionnaires civils de l’Etat où on a augmenté le salaire des militaires sans pour autant songer à celui des autres fonctionnaires. Pourtant, ils sont nombreux ces guinéens qui disent en ces derniers temps que l’armée a beaucoup plus pillé l’économie nationale que toute autre classe sociale. D’ailleurs, à en croire aux déclarations des uns et des autres de ces cadres, l’abandon du secteur de l’éducation est une chose condamnable. Car selon eux, ces enseignants sont laissés pour compte et quelque part non écoutés dans leurs cris de cœur. Ce que justifie la revendication des enseignants chercheurs dans nos universités qui, après, dit-on, un an de service, ils ne sont ni primés, ni salariés. Ils volent de leurs propres ailles, ont lancé ces centaines de jeunes homologues dans diverses institutions d’enseignement supérieur du pays. Et que l’Etat reste silencieux là- dessus, précisent un des enseignants.

Sans oublier aussi le refus de payement catégorique des rappels de salaires des centaines d’autres jeunes enseignants sortants de l’Institut Supérieur des Sciences de l’Education de Guinée (ISSEG), promotion 2009, après avoir servi durant un an sans salaire ni prime. ‘’ Nous ne sommes pas comme les autres, en revendiquant leur droit s’attaquent aux personnes et à leurs biens. Il faut que nous nous retrouvions en un endroit pour enfin décider, car certains d’entre nous sont à l’intérieur du pays. Pendant des vacances, nous ferons de notre mieux pour que l’autorité en place se saisisse de notre cas, faute de quoi, nous bouderons les prochaines rentrées des classes’’, nous a confié un des représentants de l’Association des enseignants engagés en 2009.

S’agissant des manifestations des recrus en formation dans les centres d’infanterie du pays, il serait dommage que certains parmi ces jeunes soient encore mis de côté, quand ils ont demandé leur immatriculation pour leur prise en charge, il y a de cela deux ans (cas de Kissidougou). Car le danger est énorme, puisqu’on ne peut pas comprendre que celui qui a suivi une formation militaire durant deux ans soit chassé des rangs, c’est un Rebel en attente, se lamente un des officiers de l’armée.

Dans le cadre du panier de la ménagère, tout ne semble pas être merveilleux. Car du jour au jour, le marché présente un visage austère aux yeux des guinéens dont les revenus mensuels sont précaires. Il faut donc, selon quelques spécialistes, encourager la promotion de la productivité interne, tout en partant des bases d’une réconciliation réussie, au lieu de responsabiliser certaines couches sociales comme vecteurs des maux dont souffre le pays ou mettre en place une chasse aux sorciers.

Au niveau de la gestion politique, il semble être en place un handicap entre la classe dirigeante et l’opposition. D’un côté, on exige la tenue des élections législatives dans un délai de trois mois et de l’autre la reprise des activités de recensement, comme pour dire que celles qui on portées le Pr. Alpha Condé au pouvoir, n’étaient pas bien faites. Ce qui donne à justesse le bien fondé de cette boutade lancée par un des analystes de la place ‘‘la politique, c’est un jeu qui exclu le sentiment et la raison’’

En tout cas, à l’allure où vont les choses, tout porte à croire que le Changement que le peuple de Guinée a payé et continue de payer par son sang, semble s’illusionner au-dessus des préoccupations des populations.

Tamba Oularé

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26. mars
2011
Politique
8

Le pétrole on en veut, le cacao et les palestiniens on s’en fout !

Image : https://fr.news.yahoo.com

Telle est la comparaison qu’on peut faire entre la Libye, la Côte d’ivoire et la Palestine. Pour le pétrole, qu’est-ce que ces fous ne feront pas ? Et pour justifier leur acte, ils disent agir pour une guerre de démocratisation ou pour protéger des civils. On a tout compris, comme le dirait Tiken Jah Fakoly.

Silence, on bombarde

Voila quelques jours qu’une coalition internationale, sous la pression de la France et l’autorisation de l’ONU (Organisation des Nations inutiles, du moins Unies),  s’est engagée dans une série de raids aériens contre la Libye. Ce, sans aucune négociation préalable. Au nom de quoi ? Une question à laquelle ni la France, ni les Etats Unis, encore moins les autres pays de la coalition ne sauraient répondre avec exactitude. Comme alibi, la coalition dit intervenir en Libye pour protéger les civils.  Croit-elle que c’est un mensonge facile à gober ? L’objectif est plutôt d’empêcher Khadafi d’anéantir une rébellion armée soutenue par la même communauté internationale. Ces raids permettront donc à la rébellion d’avancer sur Tripoli et ainsi prendre le pouvoir. Et la communauté internationale pourrait avoir des partenaires « fiable » puisqu’elle aurait facilité le sale boulot.

Ou est donc passé le principe de non ingérence dans les affaires intérieures d’une nation ? C’est juste un principe qu’on annonce quand il n’y a rien à prendre dans le pays concerné et qu’on foule au pied lorsqu’il s’agit de l’Irak et aujourd’hui de la Libye. Nul ne peut ignorer que l’Irak tarde encore à se relever de l’attaque américaine alors que le pillage de son pétrole continue. C’est le même scénario que l’on propose pour le cas Libyen. Il faut supprimer Khadafi et instaurer la démocratie, du moins piller le pétrole.

L’objectif de ces raids ne peut se résumer quand deux choses : pétrole et règlement de compte. Tout ce que l’occident veut c’est supprimer un dur qui s’est toujours opposé à son intérêt et surtout qu’une bonne occasion se présente. Personne n’a oublié le tapis rouge déroulé pour Mouammar Khadafi lors d’une réception pompeuse que la France lui avait réservée il y a peu. C’était pour avoir des contrats. Maintenant on le traite de dictateur, avant il ne l’était pas du tout, c’est maintenant qu’on veut l’éliminer qu’on le traite de tous les noms de chien.

Supposons que cette intervention militaire en Libye a réellement pour objectif la protection des civils. Combien sont-ils, des civils qui ont trouvé la mort dans ces raids dont le récent bilan fait état de centaines morts et de blessés ? On ne le sait pas. Supposons encore que c’est pour protéger les civils. Pourquoi ne ferait-on pas la même chose pour les civils palestiniens qui meurent tous les jours en centaines dans les attaques israéliennes ? Ici l’occident a tout intérêt de laisser l’Israël massacrer les pauvres palestiniens. Supposons encore que c’est pour protéger des civils. Pourquoi ne ferait-on pas autant pour des civils ivoiriens qui meurent en centaines depuis le début de la crise post électorales qui oppose Laurent Gbagbo à Alassane Ouattara. Ici il n’y a pas de pétrole, il n’y a que du cacao et on s’en fou. Ils peuvent tous crever.

Vous comprendrez donc aisément que l’intervention militaire de la communauté internationale n’a d’autre objectif que de régler le compte de Khadafi et ainsi avoir la main mise sur le pétrole libyen. Sinon personne ne parle des civils palestiniens et ivoiriens qui meurent en centaines tous les jours dans des crises qui durent depuis longtemps, en tout cas plus longtemps que celle libyenne, et qui ont plus de morts qu’en Libye.

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22. mars
2011
Politique
3

19 mars, jour de la révolution sénégalaise

Si vous avez raté les manifestations contre le régime du président Abdoulaye, revivez les ici. Le 19 mars était, en effet, le onzième anniversaire de l accession au pouvoir de Me Wade, ce qu’on appelle ici au Sénégal « l’alternance ». L’opposition, le patron du groupe de presse Walfadjiri et le mouvement « Y’en a marre », un collectif de rappeurs, en ont profité pour faire sortir les sénégalais afin de protester contre le régime. Les temps forts en vidéo.

Pendant ce temps, des familles entières ont failli passer dans un incendie qui s’est déclenché dans plusieurs habitations de fortune non loin des lieux de manifestations.

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18. mars
2011
Politique
1

Alpha Condé dans le collimateur de la justice

Le litige qui oppose l’Etat guinéen au groupe NCT Necotrans est loin d’être terminé. Ce dernier groupe qui s’est vu exproprier le contrat de gestion du port Autonome de Conakry récemment au profit d’un autre groupe français en l’occurrence Bolloré, a décidé de porter l’affaire à la haute instance : la justice internationale de Paris. Et ce, contre le président démocratiquement élu de la Guinée.

C’était prévisible. De violation en violation des lois, le professeur Alpha a fini par réveiller le lion. Et là, il faut qu’il y ait un cadavre. Dans tous les cas, le groupe NCT Necotrans qui avait le contrat de la gestion du Port Autonome de Conakry jusqu’à sa résiliation récente au profit du groupe Bolloré, a décidé de porter plainte contre le président guinéen à la justice internationale de Paris pour corruption internationale. Selon nos confrères du site Guinéenews, le groupe NCT Necotrans cible le président guinéen lors de son voyage d’Etat en France du 22 au 24 mars pour  lancer un véritable défi judiciaire.

A en croire le contenu du communiqué reçu par Guinéenews, M. Jean-Claude Marin procureur de la République de Paris, a demandé l’ouverture d’une enquête préliminaire pour corruption internationale. Chose qui pourrait coûter de la quinine à avaler pour le président et le peuple guinéen. Car en cas de sanction et d’amande à payer, c’est l’argent du contribuable guinéen  qui fera les frais.

Les avocats des plaignants sont Cédric Fischer et Pierre-Olivier. Le combat risque d’être rude entre le président démocratiquement élu et NCT Necotrans. Le Pr Alpha pourrait compter sur le soutien des gens comme Bernard Kouchner et autres. Mais le président guinéen partira comme non favori vu la procédure de résiliation du contrat et l’octroi du même contrat à Bolloré (autre groupe français de gestion de port) surtout sans appel d’offre. Cette fois-ci, ce n’est pas le cas des opérateurs économiques guinéens qui n’ont ni les moyens ni le pouvoir de se plaindre dans ce genre de situation. L’une des dernières résiliations de contrat entre Etat guinéen et entreprise guinéenne est celle de la société Guico-press de Kerfala P. Camara (KPC, PDG de ladite société). Ce dernier s’est vu ôté ses contrats un à un après l’investiture du président démocratiquement élu. Il s’agit notamment de la rénovation des tours jumelles (les plus grands immeubles, 14 étages), la construction des casernes.

Le groupe NCT Necotrans compte montrer le chemin à suivre aux autres sociétés qui investissent surtout dans le secteur minier. Ces dernières loupent le différend de l’Etat guinéen et du groupe NCT Necotrans comme du lait sur le feu. Si la société française NCT Necotrans gagne le combat, les autres n’hésiteront plus de saisir les justices internationales en cas de résiliation de ce genre.

Le changement prôné par le Pr Alpha Condé avant, pendant les élections présidentielles et maintenant est loin d’être concrétisé. Les observateurs bien avertis se demandent si le pays régresse ou progresse. Surtout que le président se donne le plaisir de faire des promesses à Abdoulaye Wade (Sénégal). La dernière en date est celles faites aux citoyens de Kindia : « la jeunesse, vous êtes plus de 50 par classe. Comment pouvez-vous étudier dans cette situation. Dans un avenir proche, nous (président et gouvernement guinéen) allons vous construire des classes dans lesquelles vous n’allez pas dépasser les 30 par classe ». Face à cette promesse béate, on ne peut que dire : « Affaire à suivre ».

Gata Doré

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11. mars
2011
Société
3

Le sacrifice d’Aline Sitoe Diatta

La Fondation Konrad Adenauer de Dakar et le Mouvement citoyen ont tenu à célébrer la journée internationale de la femme de leur manière. Et de quelle manière ? En retraçant, à travers une pièce théâtrale, l’histoire d’une héroïne de la résistance au joug colonial, Aline Sitoe Diatta, de la région casamançaise.

Lorsque j’ai reçu l’invitation de cette rencontre et que j’ai lu le nom Aline Sitoe Diatta, je me suis dit que je devais tout faire pour y assister. Cela, parce que j’ai souvent entendu ce nom sans savoir réellement ce que représente la personnalité. C’est d’ailleurs le nom donné à la cité des filles de l’Université de Dakar. Donc il fallait que j’aie un peu plus d’information sur elle. J’avoue que je n’ai pas été déçu d’avoir fait le déplacement. Même si j’y suis arrivé en retard, indépendamment de ma volonté, j’ai pu comprendre quelque chose de l’histoire de cette grande dame, de l’histoire de la résistance au Sénégal.

Il s’agit d’une pièce théâtrale montée par une troupe du nom de Totok (vocable Diola -une ethnie du Sénégal- qui signifie ça suffit). Quand j’arrive, la troupe est déjà sur scène. Trois acteurs dont l’un, apparemment messager de l’héroïne, Aline Sitoe Diatta, parle du sacrifice que cette dernière recommande aux villageois inquiets de leurs récoltes. Le sacrifice : un bœuf à égorger mais pas par n’importe qui. Ils doivent d’abord égorger un coq rouge et le laisser se débattre jusqu’à ce qu’il perde complètement la vie sous les pieds de quelqu’un. Et c’est ce dernier qui devrait égorger le bœuf qui sera ensuite exposé pendant trois jours. Selon le message de la reine, ce bœuf ne sera pas touché par des mouches pendant ces trois jours et de surcroit, à l’issue des trois jours la viande sera aussi fraiche comme si le bœuf venait d’être égorgé. Quel miracle ! En effet la reine avait un don mystique. Mais les villageois avaient une autre préoccupation, celle de la participation à l’effort de guerre et la taxe réclamées par l’administration coloniale. Ils posent donc la question au messager. C’est ainsi que Aline Sitoe Diatta rentre en scène.

D’un ton sec elle répond : « refusez de payer cette taxe et cette participation à l’effort de guerre qui nous sont imposées par les colons à leur seul profit » et elle conclu « partez ». Le message n’est pas tombé dans des oreilles de sourds. Je ne vais pas vous raconter toute la pièce parce qu’elle est longue mais retenez que l’héroïne à pousser son peuple à ne pas se soumettre à l’autorité coloniale. Autorité qui a eu du mal à digérer ce défi surtout venant d’une femme, comme l’a dit le commandant blanc de la pièce lorsque compte-rendu lui a été fait à propos du refus des villageois de collaborer sur la question des taxes et autres qu’ils trouvent injustes. Ordre fut donné par le commandant d’arrêter Aline Sitoe Diatta et de mettre hors d’état de nuire toute personne qui voudrait résister à cette arrestation, c’est-à-dire marcher sur le village si les habitants, en principe non armés (qui n’ont, du moins, pas d’armes à feu), se posaient en obstacle.

Pour sauver son peuple des canons des colons, Aline Sitoe Diatta a accepté de se livrer à eux tout en demandant à son peuple, qui était prêt à résister, de ne rien faire. Elle a, par cet acte, sauver son peuple du désastre de la colère de l’administration coloniale qui était prêt à tout pour imposer sa loi. Aline Sitoe Diatta fut jugée et condamnée hors du Sénégal. Elle mourut loin de sa patrie. C’est ce que j’appelle le sacrifice d’Aline Sitoe Diatta qui a résisté non pas par les armes mais en proférant des messages de paix. Elle a disparu depuis des années mais aujourd’hui on parle d’elle à l’occasion de la journée mondiale de la femme comme pour dire qu’il n’y a pas eu que des hommes qui ont résisté à la colonisation ; les femmes aussi y ont joué un grand rôle.

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L'auteur: Soumah

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